• L'inséparable cordon maternel

    CHAPITRE 3

    TRANSMISSION MATERNELLE PIEUSE ET COPIEUSE

    Autant dans le chapitre précédent, j’ai évoqué combien l’héritage paternel avait été simple et naturel, autant l’héritage culturel de ma mère était du domaine religieux et politique. Sur plusieurs générations aux 18e et 19e siècles, mes ancêtres maternels ont fait partie de la bourgeoisie agricole régionale. Aujourd’hui les notables sont de grands fonctionnaires citadins, ils sont dans la finance, l’industrie ou la fonction publique. A cette époque la bourgeoisie était essentiellement constituée de gros agriculteurs avec d’importantes propriétés. Le début du 20e siècle jusqu’à la deuxiéme guerre mondiale a connu dans toute l’Europe le déclin de cette caste. Ma mère ayant donc longtemps vécu dans le manoir de mes grands-parents, c’est toute cette culture traditionnelle, décadente et conservatrice que nous avons reçue. Comme notre Maman était très fière de posséder une carte de membre des légionnaires pétainistes, j’étais très curieux de savoir ce qu’était ce corps d’élite. Pour mieux comprendre ce qu’était le choix de maman, j’ai dû y réfléchir beaucoup parce que personne autour de moi, à cette époque, ne voulait m’expliquer en quoi consistaient les valeurs du pétainisme. C’était un tabou qui m’attirait d’autant plus encore qu’il était obscur. Le contexte de l’époque favorisait certes l’opacité. Le château du Peuch, manoir où était née maman comprenait quelques 100 hectares de terres. Il était devenu comme une sorte de musée de l’histoire de France et de la famille. Y demeurait encore le dernier métayer, quelques vieux engins agricoles, un cheptel en déclin, quelques moutons, des porcs et de la volaille. Non seulement les pièces étaient pleines d’armes depuis les guerres napoléoniennes, mais aussi pleines de cadres, de journaux et de photos jaunissantes. Dans la bibliothèque s’étalait le journal l’Illustration qui commentait en détail la guerre de 14. Il était magnifiquement relié par tome. Il y en avait une bonne vingtaine. La passion que j’ai eu à dévorer tous ces documents entre 8 et 12 ans m’étonnent encore beaucoup aujourd’hui. Ce qui m’a tout de suite surpris dans cette découverte, c’était la barbarie et la monstruosité du conflit. La question que je me posais alors était : Pourquoi ? Rien dans ces pages ne l’expliquait. J’ai compris très vite que la seule ambition allemande de conquérir l’Europe en concurrence avec leurs cousins de Londres ne justifiait pas de tels massacres aussi barbares et dans une guerre aussi totale où le terme de guerrier était remplacé par celui de chair à canon. Il y avait là dans ces pages un mystère qui me fascinait. Par contre je commençais à bien comprendre l’origine de cette idolâtrie pour le Maréchal. Il était devenu le héros de maman comme le catcheur Batista est celui de mon petit fils qui a 8 ans.

    Le mariage des grands parents
    Les heures passées à flâner et rêvasser dans ce manoir ont été comme les pages d’un véritable livre de contes et légendes où j’ai nourri ma curiosité. Non seulement l’histoire de France y avait laissé des traces, mais aussi celle de mes ancêtres dans leur vie privée. Ce qui était remarquable, c’était la domination des hommes et la discrétion subtile des femmes. Ce n’était pas la particularité de ce manoir, c’était la norme sociale depuis toujours. Etait affichée là sans complexe cette dictature masculine qui réduisait le pouvoir des femmes aux taches secondaires. Ce qui m’a paru le plus monstrueux était la façon dont mon grand-père a épousé ma grand-mère de la même façon que leur fille a été amenée à épouser mon père. Cela a beaucoup influencé mon regard sur notre société d’aujourd’hui et cette tentative encore bien illusoire de libération du sexe faible. Mon grand-père qui avait fait une carrière militaire jusqu’au grade de Lieutenant était revenu entre les deux guerres exploiter la propriété. A la trentaine il a été question de le marier. Evidemment, avec le meilleur parti possible. Une fois l’an, le bétail partait sur les routes jusqu’à la Préfecture pour y être vendu. Ce voyage prenait 10 bonnes heures et le déplacement s’étalait sur 2 ou 3 jours. Pendant une foire mon arrière grand père a eu une négociation avec l’une de ses connaissances, Maître chapelier sur la grande place de Tulle devant la cathédrale. Ils ont convenu de marier leurs enfants. Durant la foire suivante, lors d’un diner, la fille du chapelier a été présentée à mon grand père. Celui-ci est revenu en voiture à cheval, avec sa future femme qui n’avait que Vingt ans. Il ramenait le fruit de la vente et aussi une promesse de dote. Celle-ci avait été âprement négociée. Quelques mois plus tard, à la belle saison, après le temps des cerises, mon grand père et ma grand-mère se sont mariés. Je ne sais que très peu de choses de ma grand-mère, tellement elle a été discrète. J’ai appris par la famille qu’elle était belle, distinguée et cultivée, mais aussi particulièrement inadaptée à la vie rurale qu’elle détestait. Elle a eu une vie très ennuyeuse et effacée, supportant la présence quotidienne d’une intendante qui était officiellement la maîtresse de mon grand-père. Ce récit lu dans un roman ou vu dans un film ne fait pas le même effet que ressenti en directe sur les lieux et par la sensibilité d’un enfant. Ces vestiges exposés me laissaient entrevoir comme un drame encore tout chaud plus qu’une simple histoire passée. C’est comme si toute cette souffrance refoulée avait bouillonné dans mes veines et me demandait réparation. J’ai été affecté par ces révélations, les trouvant très barbares, comme si l’histoire moderne n’était pas arrivé jusque là. Au fil des années c’est comme si un puzzle s’était construit, dessinant une image vivante de la réalité quotidienne de cette époque. Mon grand père était très dur, je ne l’ai pas connu, il est mort l’année précédant ma naissance et je n’ai pas à le juger, mais, d’après le voisinage, cet ancien militaire terrorisait les paysans avec son cheval, sa cravache, un revolver à la ceinture et un fusil, comme sur les affiches de Far West. Je réalisais que les familles notables de la région constituaient une sorte de caste qui se réunissait régulièrement pour se réjouirent des succès coloniaux où se distinguaient leur progéniture mâle. La galerie de portraits du château en témoignait. L’un avait installé le téléphone au Maroc, l’autre un vignoble en Algérie, un autre encore s’était illustré en Guyane. S’ajouter aussi les martyres à la suite du Bienheureux Borie, ceux morts très jeunes en Afrique et surtout à Verdun. Il y avait cependant quelques nobles femmes aussi, l’une carmélite et l’autre fiancée à un général, aide de camp de Léopold roi des Belges. Les notaires et le clergé s’associaient à ces réunions dominicales. Découvrant très jeune ce qu’avait été la vie quotidienne de cette région dans la première moitié du 20e siècle je me disais avec surprise que la révolution de 1789 n’avait pas vraiment changé grand-chose dans cette partie reculée du bas Limousin où des archéologues venaient de trouver les derniers vestiges du cannibalisme en France. Je me trouvais fort surpris de constater que dans la réalité une sorte d’aristocratie de fait avait continué à régner sur la paysannerie. C’est ainsi par exemple que dans les années 1900 à 1940, la vingtaine d’employés au travail des terres du domaine, cadres compris, ne percevait qu’un salaire en nature correspondant à leur production. J’ai même été surpris de constater qu’une bonne partie des paysans devenus indépendants n’avaient qu’un petit lopin de terre avec une cabane et vivaient très chichement sans électricité. Ils ne savaient ni lire ni écrire et parlaient encore patois. J’ai entendu parler patois sur la place des villages de Corrèze jusque dans les années 70. C’est dans ce contexte là que petit à petit j’ai commencé à comprendre ce que représentait l’idéologie du Maréchal Pétain qui voulait sauver tout un système de valeurs ancestrales au service de la Nation. J’ai fini par comprendre pourquoi les gens s’inclinait légèrement devant moi, comme par réflexe et m’appelaient Monsieur alors que je n’avais que 10 ans. L’ancien régime n’avait pas encore complètement disparu. C’est à cette époque et sur ce terreau là que le jeune et ambitieux Jacques Chirac plantera les graines de sa réussite pour une certaine idée de la France, sans jamais bien savoir exactement ce qu’elle est.

    Les bienfaits de l’esclavage
    Je découvrais avec étonnement, beaucoup de racisme inconscient, des idées que nous qualifierions maintenant d’intégristes. Très jeune je fus choqué d’entendre que tout ce qui n’était pas blanc était inférieur. C’est ainsi que toute cette famille regrettait l’abolition de l’esclavage. Voilà ce que maman disait aux voisines qui n’avaient pas sa culture et qui cherchaient à comprendre ce qu’était l’esclavage. Je vous cite les propres paroles de maman qui illustre bien ce qu’elle-même avait reçu : « l’esclavage n’était pas une aussi mauvaise chose qu’on le pense et pour la raison suivante, c’est que les noirs n’avaient pas d’âme. Mais ce problème pouvait être facilement résolu. Lorsqu’un noir ou une famille noire servait pendant une longue période et avec honnêteté une famille blanche, à la fin, ils récupéraient une âme chrétienne. C’était le salaire d’une vie offerte. La suppression de l’esclavage posait donc problème dans le sens où elle ne permettait plus comme autrefois le développement des âmes au sein des populations indigènes ». (Fin de citation). Dans le même registre et concernant le péché, ce qui me paraissait inacceptable, c’était la notion de péché mortel. Je voulais bien comprendre que d’avoir une vie dissolue ait des conséquences sur la santé, mais cette notion de mort de l’âme à la suite de fautes capitales n’était pas compréhensible pour moi. Il y aurait donc parmi les hommes des êtres qui avaient des corps et des cerveaux, mais qui étaient sans âme et donc à moitié vivants, comme des sortes de sous hommes. Ce fut l’une des croyances enseignées qui me révolta le plus. D’autant que certains jeunes prêtres qui m’enseignèrent contestaient complètement cette théorie. Plus je grandissais en âge et plus je trouvais que ce milieu des ancêtres ne pouvait être le mien parce qu’il était voué à la disparition. Je dois dire que l’ensemble de ces mœurs et croyances eut pour effet sur moi de chercher à refuser cet héritage culturel au risque de me retrouver sans soutien et sans repère. Se reconstruire sans base n’est ni facile ni agréable. Et je m’aperçois aujourd’hui que ce qui me paraissait bien chaotique dans ma jeunesse n’était que l’expression naturelle d’une recherche d’orientation. Comme toute vie possède sa juste logique créée par le désir, j’ai naturellement été attiré par celui, le plus proche de moi, qui pouvait répondre à mon aspiration de rupture d’avec les esprits de mes ancêtres. Ce tuteur m’apparut comme par hasard à la fin de mon adolescence. C’était l’oncle Albert, le frère de maman. Sans que je le sache il s’était confronté aux mêmes énigmes que moi et les avait solutionnés. Il avait coupé les ponts avec le château et construit une autre réalité, la sienne.

    Sous la protection de l’oncle Albert
    Oncle Albert est devenu subtilement au fil des années et pour longtemps une sorte de mentor qui m’a ouvert la voie et m’a permis de trouver ma juste place dans notre société. La vie personnelle de l’Oncle Albert avait été remarquable d’habileté et de réussite malgré de terribles épreuves qui auraient pu le balayer comme une brindille par temps d’orage. Il avait fait des études classiques chez les Jésuites et possédait une licence en droit ce qui était un niveau considérable pour l’époque. Il avait eu la chance d’avoir comme ami de jeunesse un homme devenu Préfet de la République et qui s’était fait connaître comme promoteur d’un grand parc ornithologique dans le Nord. Ce haut fonctionnaire brillant avait obtenu pour mon oncle un piston précieux pour qu’il puisse faire une carrière dans la banque, tout du moins pour commencer. A trente ans il était donc devenu directeur régional d’une compagnie privée aujourd’hui disparue. Malheureusement une terrible épreuve l’attendait quelques années après. La guerre éclatait. Ses supérieures dans une stratégie audacieuse et risquée, manifestèrent une sympathie commerciale non dissimulée pour le régime de Vichy et même pour l’occupant dans le financement de ses travaux. Le jeune cadre passionné n’avait lui aussi que trop imprudemment manifesté son zèle dans sa fonction et comme tous ses collègues cadres, il a vu en 1945 sa carrière complètement sabrée avec la fermeture des établissements. Heureusement plusieurs enquêtes prouvèrent qu’il n’avait jamais participé à aucune action de collaboration autre que celle de son métier. Mais la chance sourit toujours aux audacieux. En 45, les allemands ne voulaient pas quitter la France sans aucun souvenir et se préparaient à faire main basse sur tous les magots à leur portée. Par sécurité, la Banque de France à Lyon, a donc reçu l’ordre de transférer sur le champ et clandestinement une partie de son stock d’or en Aquitaine. Au pied levé et en catastrophe, cette banque avait chargé de cette mission secrète un agent fiable qui devait transporter discrètement le précieux chargement dans un camion banalisé, tout en empruntant les routes secondaires. Mon oncle, qui venait tout juste de perdre son emploi, a été sollicité, par la banque nationale, pour accompagner ce convoi secret. L’oncle Albert fut très honoré de cette confiance et de pouvoir servir une dernière fois encore son pays. Il se prit d’amitié avec le convoyeur et après un voyage angoissant, tous deux arrivèrent sans encombre à Bordeaux quelques jours après. Ils connurent la peur car ils s’attendaient à être attaqués à chaque carrefour. Avant de se séparer le fonctionnaire lyonnais lui remit un minuscule paquet enveloppé dans un mouchoir. C’était quelques Napoléons que mon oncle appellera plus tard ‘‘ Le salaire de la peur ‘‘ , à la sortie du film avec Vanel et Montand. Auréolé par cet exploit, l’oncle a trouvé aussitôt un poste à la direction financière de l’hôpital de Bordeaux. Il a débuté là une longue et brillante carrière dans la gestion hospitalière qui l’amena ensuite jusqu’à la capitale pour se mettre à son compte dans la distribution d’accessoires médicaux. En 1970 l’Oncle Albert est intervenu à son tour, dans ma vie, un soir de Noël, et comme dans un roman. Quand une page se termine la suivante ne se tourne pas toujours immédiatement. Dans ces périodes où le temps s’arrête à l’horloge de nos vies, l’âme et l’esprit sont en alerte douloureuse et appellent à l’aide. Ce sont des périodes précieuses où nos intentions secrètes sont clarifiées. J’ai connu pour la première fois ce type d’épreuve à la fin de mes études universitaires. Je ne les avais pas orientées vers un métier précis, ayant choisi un champ très vaste répondant à ma curiosité mais ne débouchant par contre sur aucun diplôme. A 21 ans passé, sans ressources, il était obligatoire pour moi de gagner ma vie, même si je me sentais absolument vide de motivation et sans projet aucun. Période pleine d’émotion car c’était une nuit de Noël et la première où je n’avais rien prévu. Mon papa venait de nous quitter après son 3ème infarctus, ma mère souffrait d’une très mauvaise santé, la maison était vide et ma sœur festoyait avec ses copines de la paroisse. Par habitude j’étais allé assister à la messe de minuit. Sur le retour et à l’approche du domicile, un taxi venait de déposer un homme devant la maison. L’oncle Albert venait voir sa sœur pour Noël ainsi que son ex-épouse qui habitait un village plus loin à une trentaine de kms. Je ressentais ce visiteur comme un père Noël escorté d’une tornade d’énergie favorable. Sachant que je venais de finir mes études Albert me proposait de poursuivre à Paris et m’invitait à lui rendre visite pour envisager que je rejoigne peut-être sa jeune entreprise de distribution médicale. Cette nuit-là, par un brouillard londonien, j’ai conduit mon oncle à travers les routes tortueuses de Corrèze et dans la Panhard que je venais tout juste d’acheter. Cette témérité lui est apparue de bon augure pour de futurs projets possibles. Lui qui était sensible aux symboles m’avoua plus tard que cette nuit là un contrat secret avait été scellé entre nous. Je n’étais pas conscient bien sûre à cette époque de l’étendue de cette l’influence bénéfique. Même si arrivé à Paris je n’ai pas répondu tout de suite à sa proposition, parce que j’ai eu la fierté de vouloir d’abord voler de mes propres ailes, quelques années après je suis entré à son service pour une longue période de réussite. Mon premier métier sérieux à Paris avait été celui d’inspecteur des ventes dans une entreprise d’articles culinaires en inox qui appartenait aux De Wendel dont le directeur était le baron Seillière. Autant une porte s’était ouverte du côté de mon oncle autant elle s’est brutalement et tristement fermée avec sa sœur, c'est-à-dire ma mère. Cet évènement regrettable conforme à son idéologie extrémiste est venu geler nos relations, voire les condamner. Mes activités culturelles parisiennes dans le domaine religieux et théologiques la choquaient terriblement. Elle a donc pris cette surprenante décision de me bannir de son domicile. Elle ne pouvait supporter que son propre fils puisse œuvrer pour soutenir des mouvements hostiles à l’église catholique. C’était pour elle une épreuve de plus. Quelles pouvaient donc bien être ces activités aussi scandaleuses ? 

    Début d’enquête spirituelle
    J’ai profité tout simplement des avantages de la capitale pour approfondir plus encore mes connaissances en théologie. Après mon séjour édifiant chez les jésuites à Toulouse, comme vous le verrez plus loin dans un chapitre spécial, j’éprouvais le besoin d’approfondir plus encore ma connaissance des textes anciens. Je ne voulais pas me limiter à la culture judéo-chrétienne, mais étendre le champ de ma curiosité à toutes les autres religions dont je ne connaissais rien. J’ai privilégié en priorité les cultes hindouistes et bouddhistes. Comme il n’y a pas d’étude sans expérience, j’ai assidument fréquenté des ashrams et tout autre type de cercles spirituels à ma portée dont certains commençaient à être estampillés ‘‘ sectes ‘‘ .  Cette activité dont ma mère a été tenue informée lui a paru une trahison de la religion chrétienne qui était la seule véritable selon elle. Elle fut assurée que j’avais perdu mon âme et que la damnation éternelle serait désormais ma seule destinée. Ce qui était curieux, irrationnel et incompréhensible c’est que je sentais au fond que notre relation ne pouvait pas être rompue pour autant. Je sentais que notre amour l’un pour l’autre n’avait pas du tout été touché. La suite des évènements me l’a confirmé. Ce qui montre qu’il peut y avoir entre des personnes proches un différent intellectuel profond cohabitant avec un lien affectif intact. J’en ai pour preuve un événement qui s’est passé bien plus tard, lors de ma période alsacien quand j’ai décidé de participer à l’organisation de communautés de méditation. J’avais donc perdu tout contact avec maman quant un beau jour dans un bureau de la société des Affichages Giraudy, où je travaillais à cette époque, retentit la sonnerie d’un appel téléphonique provenant de maman. Elle m’annonçait de façon très neutre qu’elle était arrivé au bout de sa vie, qu’elle était atteinte d’un cancer du foie, qu’elle savait qu’elle n’avait que quelques jours à vivre et elle me demandait de venir en ajoutant que ce n’était pas pour elle-même mais pour le ‘‘ qu’en dira t’on ‘‘ du voisinage. Un événement paranormal est alors survenu. Même si ce n’était pas le premier je ne m’y habituais pas. Alors que je m’apprêtais à répondre, très choqué par cette annonce, une voix grave et très profonde en moi s’est superposée à la mienne avec force, autorité et respect. Cette voix en moi que je découvrais s’est adressée à maman avec les propos suivants : << Ecoute, vieille femme, tu arrives à la fin de tes jours et tu vas changer de corps. C’est un évènement heureux dont tu n’as pas peur, félicitations, mais tu sais très bien que nous ne nous quitterons jamais et que cet évènement n’est en aucune façon dramatique, même si c’est un passage difficile pour nous deux. Tu as décidé que nos relations n’avaient plus lieu d’être et que les orientations que j’ai prises sont scandaleuses. Tenons-nous-en là. Je ne viendrai donc pas à ton enterrement pour faire plaisir aux voisins. Je continue ici mes activités mais n’aie aucune inquiétude, tu sais parfaitement que toi et moi ne nous quitterons jamais parce que la mort n’est qu’une apparence>> J’étais effondré par ce que je venais d’entendre comme si cela ne venait pas de mon cerveau. La voix était si forte que j’en avais mal à la gorge et les poumons oppressés. En réponse j’ai eu l’énorme surprise d’entendre ma mère dire à son tour d’une voix calme : << Oui mon fils je le sais parfaitement et je respecte ta décision, mais je voulais la connaître. Bonne continuation, je t’embrasse et à bientôt >>. Je me souviens être resté là, à ne pas comprendre ce qui s’était passé. Des collègues se sont inquiétés car les bureaux devaient fermer. Je me suis même demandé ensuite si je n’avais pas tout imaginé. J’ai su que ma sœur Anne et toute la famille m’ont beaucoup blâmé pour mon attitude inacceptable. Je n’ai pas osé ensuite leur expliquer que c’était cette voix profonde en moi qui en avait décidé ainsi.

    Relations post mortem
    J’ai décidé d’être fidèle à cette voix et je voulais même aller plus encore en profondeur en moi pour la connaître. Ce n’était pas là le tout début de cette rencontre avec ‘‘ qui je suis ‘‘ et ‘‘ qui est celui qui écrit ‘‘ le livre que vous lisez ici. Il y avait eu des précédents comme vous le découvrirez plus loin. S’il n’y avait eu que cet évènement, il serait resté un simple mystère non élucidé. Mais il y en eu beaucoup avant et après. Quelques années après, en 1980, ma mère s’est manifestée d’une façon très précise alors qu’elle était bien entendu décédée. Je participais à l’organisation d’une communauté à Neuilly sur Seine et j’avais décidé d’arrêter là mes trop lourdes expériences de vie communautaire. Je voulais tourner la page d’un chapitre de ma vie et revenir à une vie ordinaire comme je ne l’avais jamais encore connue. Je veux dire avoir une famille, une vie plus bourgeoise et moins aventureuse. J’avais pris cette décision sans le dire à personne, sans même prévenir la communauté dont j’étais l’un des responsables. Je venais juste d’être admis dans un nouveau travail passionnant. Dans cette maison de Neuilly arriva soudain un télégramme de Londres où vivait ma sœur Anne. Elle me demandait de lui téléphoner d’urgence. Je l’appelle aussitôt, craignant le pire. Elle me dit alors ceci : << Que se passe-t-il de grave pour toi ? J’étais dans une soirée théosophique et un medium m’a dit qu’il avait un message très urgent provenant de notre mère et te concernant. Le médium a dit : joignez immédiatement votre frère et dites lui d’arrêter ce qu’il entreprend, car il prend de très gros risques. >> Ma sœur ajouta qu’elle ne savait pas ce que je faisais mais que cela devait être très grave pour que notre mère, par medium interposé, fasse passer cet avertissement. J’avais du mal à accepter ce message. Puis je me suis rendu à l’évidence, à savoir que maman était informée de mes projets qui effectivement présentaient certains risques tellement la rupture prévue devait être importante. En quittant l’organisation puissante que j’avais contribué à édifier, je redémarrais sans aucune protection, sans aucun capital, sans sécurité et j’abandonnai tous mes liens. J’étais le seul au monde à savoir que je me jetais volontairement dans le vide. Alors j’ai du admettre que la relation avec maman était bien réelle et même post mortem. Dans les heures qui ont suivi, un autre évènement collatéral important est survenu en complément. A peine remis de ce télégramme je sortais de cette maison de Neuilly pour aller signer un nouveau contrat de travail obtenu à l’issu d’une longue recherche. Au moment où la porte allait se fermer derrière moi, un camarade de la communauté me hurle qu’il y avait un appel téléphonique pour moi. J’ai failli ne pas répondre, ne voulant pas me mettre en retard. C’était le fils de l’oncle Albert, mon cousin, à qui je n’avais pas parlé depuis des années et qui me proposait un poste commercial très important dans l’entreprise familiale qui bénéficiait de l’opportunité d’un nouveau contrat d’importation. La description rapide du poste offert m’a tellement séduite que j’ai pris tout de suite le train pour aller signer un contrat. Je partais en formation quelques jours après. J’ai alors soupçonné maman de chercher à vouloir influencer post mortem le cours de ma vie, quitte à faire intervenir sa fille et son frère ou les enfants de son frère. A la suite de ce détournement réussi de ma destinée, j’ai eu 25 ans de carrière heureuse au sein de l’entreprise fondée par l’oncle Albert et dirigée par ses 2 fils.

    Une suite ininterrompue d’événements paranormaux
    Depuis que j’étais monté tenter ma chance à Paris j’ai connu une suite ininterrompue d’événements paranormaux qui s’enchainèrent d’une façon aussi intelligente qu’harmonieuse. En voici de mémoire quelques exemples. Nous étions dans les années 80 et comme chaque été, ma femme étant espagnole, nous allions rendre visite à la famille en traversant les Pyrénées. Sur le retour en passant le col du Somport un évènement extraordinaire est arrivé qui restera longtemps gravé aussi dans la mémoire de cette région. A la suite d’un violent orage nous avons assisté à un horrible accident. Un rocher de quelques tonnes s’est abattu sur le pare-brise d’une voiture, la retournant et la clouant au sol. Le chauffeur fut tué sur le coup et la passagère grièvement blessée. C’était d’autant plus tragique que la voiture était neuve et tout donnait à penser que ce jeune couple espagnol était en voyage de noces. Aucun hélicoptère ne pouvait être envoyé à cause des lignes à haute tension. De plus l’embouteillage dans les deux sens sur cette route étroite rendait l’accès très difficile aux ambulances. Avec quelques touristes nous avons retourné la voiture, sorti la passagère qui hurlait et l’avons portée jusqu’à une ambulance. Je la tenais dans mes bras et je la sentais toute cassée. C’était réellement tragique et j’ai fait soudainement une sorte d’expérience chamanique. J’ai entendu parler la montagne. Elle était furieuse et avait sacrifié deux jeunes humains. En revenant plus tard dans ces montagnes j’en ai eu l’explication. L’orage se calmant, nous sommes arrivés au col et à la frontière française. Ma femme et sa mère ont voulu se changer les idées en allant se restaurer dans une brasserie de la frontière. Quant à moi comme j’étais encore sous le choc de l’accident je suis parti marcher dans la prairie en pente. J’ai traversé un troupeau composé de bovins, de chevaux et d’ânes. Soudainement j’ai été très attiré par un tout petit ânon qui venait de naître. Il était tout gluant sous le ventre de sa mère. Tout deux suivaient leur groupe dans l’épais brouillard que ce violent orage avait provoqué. Je pensais que cet ânon était en difficulté à cause de la brume et de la fraîcheur. Nous étions à 2000m. Alors que je m’approchais de cet ânon qui tremblait de tous ses membres, brutalement il fit volte face, se mit à dévaler la pente pour s’arrêter à mes pieds. Une sorte de décharge télépathique s’est alors installée immédiatement entre lui et moi durant quelques secondes. Pour faire une analogie avec l’informatique, je dirais qu’il m’a téléchargé un bref message. Ce fut très rapide mais J’ai cependant passé des jours à en lire et relire en boucle le contenu, à le peser et à le soupeser. Le message était précis, je n’ai pas eu à le noter, il s’est gravé définitivement dans mon cerveau, bien que je l’aie reçu au niveau du plexus solaire. Voici ce message : << Heureusement que le ridicule ne tue pas parce que tu es pitoyable comme beaucoup de tes congénères. Tu t’inquiètes pour moi qui viens de naître, mais tout va bien. Je suis avec ma mère, je ne crains rien. Je sais d’où je viens, je sais dans quel monde je suis et je sais qui est ma mère. S’il fallait s’inquiéter et plaindre quelqu’un ici ce serait toi. Parce que contrairement à moi, tu ne sais pas d’où tu viens, tu ne sais pas ce que tu fais ici et tu ne sais pas qui est vraiment ta mère. Alors, je te conseille d’être moins désinvolte, de réaliser tout cela et de ne plus te préoccuper de moi, mais surtout de toi. >> Hébété je suis revenu à la voiture, ma femme et ma belle-mère y sont remontées. Nous avons entrepris ensuite la descente vers Pau. Ma femme m’a trouvé étrangement silencieux par la suite. Elle attribuait cet état à l’accident horrible auquel nous avions assisté. Ce n’est que des jours après que j’ai pu lui dire ce que j’avais reçu de l’ânon. Comment y croire ? Elle a été très surprise mais elle a compris qu’il s’était vraiment passé quelque chose et que ce message était extrêmement sage. La vie a continué et j’ai repris ma place dans le trafic quotidien. J’ai même oublié l’évènement dans les mois qui ont suivi. Ce n’est que plusieurs années après que j’ai réalisé combien l’impact du message de cet ânon dans ma vie avait été important. Il m’avait obligé de rechercher la vérité concernant son message.

    Rencontre du troisième type
    Au fil des années qui ont suivi j’ai eu des occasions bien surprenantes de rencontrer maman à nouveau post mortem et de comprendre aussi encore mieux qui j’étais. Ma maman n’avait aucune confiance dans la médecine officielle qu’elle jugeait barbare, mais elle avait par contre une très grande admiration pour tout ce qui était médecine parallèle et en particulier ce qu’on appelait autrefois les guérisseurs. C’est donc probablement guidé par elle que dans les années 90 j’ai visité le salon du GNOMA, le Groupement National de l’Organisation des Médecines Alternatives. Il se tenait dans les salons de l’hôtel Hilton-Tour Eiffel. C’était un rassemblement important de tout ce qui se faisait de mieux au niveau des médecines douces. Durant la visite des stands je fus captivé par une praticienne qui utilisait une antenne de détection des champs électromagnétiques du corps. Elle établissait ainsi un diagnostic sur l’état de santé. Ma femme et moi l’avons attentivement observée. Nous nous sommes ensuite entretenus longuement avec celle qui est devenue par la suite notre amie Janette. Elle nous a permis de comprendre sa technique et nous y a même formés. Ma recherche sur mon fonctionnement personnel en a été grandement stimulée avec un effet d’ouverture et d’allègement au niveau des somatisations accumulées dans mes corps dits subtils. J’ai grâce à ces soins développé des capacités accrues pour la médiumnité. Par contre ce que j’ai vu beaucoup trop tard c’est que la très dévouée Janette représentait idéalement pour mon inconscient cette très ancienne ‘‘ nounou enchantée ‘‘ qui n’avait fait que passer telle une comète au début de ma vie et qui avait été mon tout premier amour de bébé. C’est avec Janette devenue magnétiseur-nounou que j’ai opéré par un processus bien connu de transfert une réparation sur le traumatisme de cette rupture affective au sortir de mon incubateur. Une fois découverte cette stratégie nous a demandé de prendre une distance de sécurité devenue indispensable car il n’est pas possible de réinstaller réellement le passé dans le présent. Cette période coïncidait avec mes études sur le psychisme et j’ai pris cette expérience comme des travaux pratiques. C’est dans ce cadre là que j’ai choisi un exercice formel appelé « isolement bénéfique ». Il dure une semaine complète. Le sujet est coupé de toute relation dans une maison à la campagne. Il est sans activité et sans aucun moyen de communication. La vie devient alors très simple et demande un minimum d’énergie. Dans ces conditions le sujet se retrouve avec lui-même et peut à loisir orienter son exploration intérieure au plus profond de sa problématique personnelle. C’est un moment intense qui amène à un état d’illumination. Je bénéficiais d’une piscine en eau chaude dans laquelle une bonne partie des mémoires somatisées remonte. C’est là que j’ai eu une expérience merveilleuse concernant ma relation avec maman. Alors que j’étais en éveil à toutes mes sensations, intuitions et ressentis, j’ai eu spontanément la vision que ma mère m’attendait non loin de là, dans le champ voisin à quelques centaines de mètres de la maison où j’étais reclus. Me voilà donc courant au dehors et appelant ma maman comme si j’avais cinq ans. Je criais son nom tout en allant à sa rencontre. Mon cerveau se demandait ce qui était en train de se jouer là. Quelle ne fut pas ma surprise de sentir que maman prenait ma main droite. Nous sommes partis aussitôt en courant sur le chemin, au milieu des blés, la main dans la main. Lorsque subitement j’ai senti qu’elle se détachait et partait. Je continuais à courir et à l’appeler quand, à un détour du chemin, je vois un paysan à vélo avec une fourche. Je dépasse le paysan surpris de me voir crier tout seul et quelques dizaines de mètres après, je ressens ma mère me toucher à nouveau la main. Comme elle n’était pas dans ma dimension, la présence du paysan lui avait fait peur. Je reprends donc le parcours vers la maison maman. Je sens qu’elle veut visiter le pavillon où je loge. Elle m’entraîne curieusement vers la cuisine, lieu où je n’allais quasiment pas, sauf pour prendre mes plateaux-repas. Une force m’a fait stopper devant le grand frigo que j’ai ouvert. Maman n’avait jamais pu avoir de réfrigérateur, elle n’avait connu que des glacières avec des morceaux de glace. Elle voulait examiner cet appareil et que je lui montre comment il fonctionnait. Ce que je fis de mon mieux. Je ne vous cache pas que j’étais très surpris parce que cela voulait dire que ce contact, plus qu’imaginaire ou intuitif, était bien réel. Donc ayant réalisé qu’elle était tout heureuse de voir le frigidaire fonctionner, je voulais quitter la cuisine lorsqu’elle me ramène vivement vers un gros matou qui vient du sellier. Maman adorait les chats et elle voulait que je le caresse pour elle. Ce que je fis de mon mieux aussi. Le chat me regardait fixement le dos rond et le poil hérissé, comme sur la défensive face à une présence invisible. Là aussi j’ai été très étonné par son comportement étrange. Alors qu’il était 13h et que mon repas était arrivé, j’installais ma mère dans l’un des fauteuils en rotin du salon où j’avais l’habitude de séjourner. J’avais maintenant bien rodé à notre mode de communication télépathique et nous avons alors plaisanté sur la situation bien particulière où nous étions tous les deux. Je lui ai proposée par exemple de partager mon repas et j’ai senti qu’elle riait beaucoup. J’ai ensuite entrepris plus sérieusement une longue série de questions-réponses avec maman où nous avons pu faire enfin la paix. J’ai pu lui expliquer les raisons objectives de mes recherches théologiques sur les textes anciens concernant toutes les religions. Son absence totale de contestation et même comme une sorte de satisfaction m’indiquèrent qu’elle avait complètement changé d’opinion. Cerise sur le gâteau elle me confirma que c’était pour mon bien qu’elle avait téléguidé, elle-même, ma rencontre avec Jeannette, la guérisseuse. Elle pensait indispensable que je résorbe les tensions de mon traumatisme postnatal avant de me lancer dans un travail énergétique important. Selon elle le blindage protecteur du pansement appliqué était un objet de souffrance et de déséquilibre comme le sont toutes les prothèses que les accidents de la vie nous imposent. Pour finir cet entretien hors norme ma mère est ressortie en douceur de ma sphère de vie. Elle n’était plus la femme souffrante que j’avais connue. Elle était devenue merveilleuse et me prodiguait un amour aussi merveilleux. Elle n’était pas venue les mains vides et ce n’est qu’à la fin de cette semaine là que je l’ai à nouveau rencontrée. Le coach qui me suivait dans ce cycle de sept jours était venu me faire une séance de rebirthing assorti d’une technique qu’on appelle le drap humide. Voilà en bref le principe de cet exercice. Pour simuler les conditions de naissance, le sujet est mis en léger état d’hypnose par hyperventilation. Il est ensuite emmailloté dans un drap tiède et serré. Le praticien, pesant de tout son corps avec ses genoux sur la poitrine du sujet, simule la pression matricielle. J’ai aussitôt manifesté une pulsion puissante de dégagement. Ne pouvant absolument pas m’extraire du drap, je suis parti dans un véritable voyage astral, sortant par le haut de mon corps et me trouvant flottant et allongé dans une barque initiatique que je savais être égyptienne. Dans un tunnel obscur mais aussi dans une douceur réconfortante je sentais la barque se balancer au rythme des pas d’une escorte composée de deux rangées de six porteurs munis de flambeaux. Ils portaient les uniformes des prêtres égyptiens. J’avançais dans une marche lente, progressive, chantant moi-même gravement avec ma gorge une psalmodie rythmée, sorte de mantras. Je sors du tunnel lentement pour apparaître soudain dans une lumière solaire aveuglante. Regardant au-delà de la barque et des deux rangées de porteurs qui me déposaient, je réalise qu’une foule immense assiste à mon arrivée. Au premier rang ma mère fait faire silence à la foule et proclame solennellement à voix haute : « voici mon fils ressuscité ». L’émotion de cette dernière expérience reste gravée en moi d’une façon qui semble ineffaçable. Ma mère avait conduit pour moi ce processus de résurrection et m’avait à nouveau enfanté. Je vous ai exposé ici toute une série d’évènements qui montrent combien la relation maternelle est fondamentale dans la maturité d’un être même si en apparence les relations semblent catastrophiques.

     


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