• Vie professionnelle sur mesure et guidée

    CHAPITRE 7

    VIE PROFESSIONNELLE SUR MESURE ET GUIDEE.

    UNE SERIE ININTERROMPUE DE METIERS ET DE DECOUVERTES

    Avant de voir ensuite plus en détails cette glorieuse époque professionnelle qui a débuté pour moi en 1981 je reviens douze ans plus tôt quand je découvrais chez les bons Pères la réalité de la vie dite active. J’avais toujours accompagné ma quête spirituelle d’un métier. Je me serais senti humilié si j’avais du dépendre d’un autre pour assurer ma subsistance. Comme vous allez le découvrir j’ai connu une facilité insolente à trouver des métiers sur mesure. J’ai découvert que l’état d’esprit dans la recherche d’un travail influence beaucoup la découverte du poste recherché. Essayant d’en comprendre les causes j’ai découvert que les métiers que je trouvais par la suite correspondaient à la visualisation de mon rêve. Il n’est malheureusement jamais ou pas assez dit dans les écoles ou dans les familles que rêver prédispose à créer. Les vertus morales du devoir envers le collectif héritées des grandes guerres appellent au sacrifice de soi. Elles sont tellement ancrées que l’idée de prendre du plaisir dans un travail apparait comme étrange et difficilement réalisable sauf pour quelques artistes ou grands entrepreneurs. Nos héros favoris sont tous des martyrs de la cause commune. Ne respectant pas cette logique chaque métier a toujours fait l’objet pour moi d’une expérience indispensable à ma quête. Que le psychisme puisse conditionner les événements ne fait hélas pas encore partie de notre compréhension logique. La connaissance de ce pouvoir essentiel semble comme jalousement cachée. Si vous êtes en recherche de chance et de réussite dans votre vie actuelle j’espère que l’énumération suivante vous encouragera à essayer de créer vous aussi.

    Gardien d’avions de chasse
    Pour préparer financièrement mes vacances d’étudiant j’étais en recherche d’un job d’été alors que j’étais déjà aussi maître d’internat. Il fallait que ce soit de nuit et me permette de dormir un peu pour pouvoir travailler au collège le jour. J’étais convaincu que c’était possible. J’avais raison car je me suis vu rapidement offrir un poste intérimaire de gardien de nuit. Il concernait les chaines de montage des avions militaires Breguet à Blagnac à côté des ateliers du Concorde. De 21h à 7h je me sentais comme dans un film ou une bande dessinée. S’endormir au poste de commande d’un avion Jaguar ou d’un Breguet Atlantique représentait pour moi un amusement qui me ramenait à mon enfance. Arpenter seul les bureaux d’ingénieurs où s’étalaient autant de plans secrets m’excitait beaucoup. Constater la perfection de ces chaines de grande technologie et leur complexité m’inspira de la confiance dans le potentiel des capacités humaines y compris pour des taches destructrices. Mes rondes étaient très favorables à ma réflexion. Je commençais à comprendre que je disposais moi aussi d’une grande liberté de manœuvre pour utiliser le bien comme le mal dans la création et la destruction.

    Vendeur d’Assurances-vie
    Après mon départ de chez les Jésuites entre Toulouse et mon arrivée à Paris, j’avais à combler une période de 6 mois sans salaire. Il me fallait là aussi un job sur mesure. J’ai rencontré alors un cadre des AGF qui m’a proposé de devenir vendeur d’assurance-vie en porte à porte le soir dans les quartiers déjà difficiles d’une ville de province ainsi qu’à la campagne. Les candidats ne se précipitaient pas. Cette expérience de quelques mois m’a demandé un très gros effort et un vrai courage. Ce fut pour moi l’opportunité de tester sur le terrain mes qualités de vendeur. C’était un travail de 19 h à 23 h en automne et en hiver. Il ne pouvait y avoir contexte plus difficile. L’illettrisme et la naïveté des populations facilitaient les tentations de la part des vendeurs qui abusaient des signatures forcées. Une fois je suis entré dans une ferme démarcher une jeune femme dont j’ai vu qu’elle signait un nouveau contrat avec moi croyant être l’avenant complémentaire d’un autre déjà signé avec la concurrence. Je n’ai pas eu le temps de prendre la décision de l’informer mieux car le mari qui dormait à l’étage s’est mis à hurler qu’il en avait assez des colporteurs et je l’entendis charger son fusil. La femme nous a crié de quitter la ferme car son mari avait déjà blessé un confrère. Nous démarchions toujours par deux et nous avons traversé la cour comme deux flèches alors que les plombs sifflaient au-dessus de nos têtes. Cette expérience m’a servi par la suite car j’aurais pu rester à la frontière de l’honnêteté pressé par l’exigence des résultats. Dès lors j’ai toujours évité d’être un vendeur malhonnête. A cette époque en 1971 je me disais naïvement qu’il ne faudrait pas que la misère populaire limitée alors à quelques barres d’immeubles ne se développe trop sous peine d’avoir des conséquences graves sur l’équilibre général de la société. C’est bien ce qui est en train de se passer aujourd’hui à très grande échelle. Je ne reviendrai pas sur mon énorme surprise d’être embauché par la suite en vingt minutes par l’entreprise filiale des De Wendel. Mais là où la série favorable s’est utilement prolongée c’est lorsque j’ai voulu quitter en 1974 la région parisienne et m’installer en Alsace pour servir les communautés de Shri Maharaji.

    Vendeur des automobiles Fiat
    Chaque fois que je suis allé chercher un travail à l’ANPE de Mulhouse je suis toujours sorti avec une bonne adresse. Mon premier succès a été pour vendre les automobiles FIAT. Ces véhicules avaient une fâcheuse tendance à rouiller au contact du sel de potasse répandu généreusement sur les routes gelées. Les candidats ne se précipitaient donc pas mais j’ai fait ce métier avec plaisir puisqu’il me permettait d’avoir une certaine liberté et aussi un véhicule de fonction bien utile pour la communauté. Lorsque j’ai été fatigué du handicap technique des belles voitures italiennes j’ai demandé un changement de poste que j’ai obtenu dans la branche FIAT Travaux Publics et Chariots Elévateurs. Ce poste a été très intéressant puisqu’il me donnait à travailler les deux départements 67 et 68. Je pouvais ainsi me rendre facilement à Strasbourg et à Colmar ainsi que dans les Vosges. C’était un métier qui me demandait la prospection systématique de toutes les entreprises et dans toutes les zones industrielles. J’ai ainsi pénétré un monde nouveau pour moi celui de l’industrie. Le phénomène sectaire n’existait pas encore et la promotion d’une communauté était apparentée par mes collègues à une noble activité philosophique et religieuse, ce qui renforçait mon image. Au bout de quelques trimestres mes déplacements permanents sont devenus pénibles car je voulais assurer aussi la gestion de plusieurs maisons communautaires.

    Publicitaire
    J’ai donc quitté la société FIAT pour revenir à l’ANPE et atterrir immédiatement dans le domaine de la publicité. Il s’agissait d’utiliser mes connaissances dans le tissu industriel alsacien et de prendre contact avec les comités d’entreprise pour promouvoir des appareils électroménagers. Plus que les habituelles affiches et actions dans les cantines, j’ai eu l’idée de proposer des cartes nominatives de réduction à insérer par la comptabilité dans les fiches de paye des grosses entreprises. Cette initiative publicitaire à très faible coût eut un succès extraordinaire et immédiat. Imaginez les 50 000 employés de Peugeot-Sochaux recevoir tous la même petite carte de la part de leur employeur. Le concept de la carte de fidélité si répandu aujourd’hui n’existait pas encore à cette époque. Sa crédibilité était totale. L’entreprise qui m’avait embauché était une petite PME familiale et régionale qui cherchait une expansion. Cette action publicitaire l’a propulsée commercialement et lui a donnée une notoriété régionale très importante. Les deux tiers des salariés d’Alsace avaient une fois au moins reçu une carte au nom de cette entreprise. Tous la conservaient précieusement à côté de leur carte d’électeur. Compte tenu de la croissance du chiffre d’affaires j’ai certes obtenu une très forte augmentation de salaire mais elle n’était pas en rapport avec le succès de l’opération. Chagriné je suis donc revenu une fois encore à l’ANPE. Le bureau des Affichages GIRAUDY à Strasbourg cherchait un candidat pour louer des espaces publicitaires dans les jardins et les rues, sur les routes et les murs. Etant éloigné d’une centaine de kms de Strasbourg j’ai fait une première réponse par téléphone. J’ai été embauché sur le champ ce qui parait impensable aujourd’hui. Le recruteur me dit plus tard que l’effet que je lui avais fait oralement lors du premier contact devait être un atout majeur certain pour la prospection téléphonique des espaces. J’ai du là aussi m’adapter à un métier passionnant mais difficile puisqu’il me fallait à des heures décalées contacter des propriétaires et négocier des locations d’espaces pour placer de grands panneaux d’affichage. Non seulement j’ai eu cette extravagante chance d’être embauché par téléphone mais en plus tout au début de ma prospection j’ai obtenu un contrat exceptionnel. J’avais repéré au centre de la ville de Mulhouse le château de Zu Rhein, situé dans un parc entouré d’un boulevard circulaire. En téléphonant au propriétaire, notaire à Paris, celui-ci s’est plaint qu’il avait beaucoup de mal à couvrir les frais du château et que la ville ne lui était d’aucune aide. Dans mon argumentation je lui ai proposé que Giraudy devienne son mécène et lui permette de payer ses frais d’entretien sur une longue période. Le notaire me proposa aussitôt à la location tout le pourtour de son domaine. Le problème était que mes panneaux cachaient entièrement la vue sur le château. Le notaire répondit que plus il serait caché, plus les associations culturelles regretteraient d’avoir refusé de l’aider. A la base de chaque panneau j’ai donc fait apposer la mention « Participation culturelle de la société Giraudy à l’entretien du château Zu Rhein ». La circonférence de ce domaine étant de 400 m le grand afficheur a pu placer une vingtaine de panneaux loué chacun au prix le plus élevé du marché. Régulièrement des manifestations très médiatisées défilèrent devant le château pour s’opposer à cette abominable installation cachant ce beau château alsacien. Ces défilés mentionnés dans la presse et à la télévision renforçaient d’autant la valeur publicitaire de mes panneaux. Ce premier succès commercial m’a fait connaître de la direction parisienne. J’ai donc été promu responsable régional. Je voulais cependant une fois encore changer de vie et réduire mon implication dans les communautés de Maharaji. Je commençais à sentir l’hostilité qui montait contre les mouvements sectaires. J’ai quitté ce poste sans regret car les contrats étaient libellés de telle façon que la plupart dégénéraient en menaces et ensuite en procès. Bien que toujours condamné à démonter ses installations abusives le grand afficheur faisait tout son possible pour ne pas enlever ses panneaux car les marges payaient largement les frais d’avocats. C’est ainsi que j’ai mis fin à mon épisode alsacien et en même temps à ma fonction d’administrateur de communautés.

    Visiteur médical et business manager
    En 1981 l’entreprise fondée par l’oncle Albert en 1953 était alors gérée par ses fils. Son activité était la distribution d’accessoires médicaux. Son territoire qui était au début la grande Ile-de-France devint ensuite tout l’hexagone avec des agences en province. J’ai déjà expliqué comment mon cousin m’avait proposé fin 1980 un contrat de travail de cadre commercial. Il m’amènera jusqu’à ma retraite 28 ans après. Cette PME de moins de 10 personnes en 1980 a vu son personnel multiplié par 6 en moins de dix ans et son chiffre d’affaires par 10. Lors du démarrage de cette nouvelle activité, dans laquelle je me suis beaucoup impliqué, je commençais à réaliser que j’avais une chance insolente et rare de pouvoir orienter ma vie professionnelle comme je le rêvais. J’ai commencé dés cette époque à intégrer des notions nouvelle : l’intuition et la visualisation créatrice. Ces facteurs connus aujourd’hui comme indispensables à la réussite n’avaient été que très inconscients jusqu’alors pour moi. Dans les années 90 j’ai eu la très grande surprise en visitant les tous premiers salons dédiés au management des forces de vente de découvrir que mon expérience était partagée aussi par l’élite des business managers qui affirmait que le succès commercial commençait d’abord en soi indépendamment de tout autre facteur extérieur. Tous les stages haut de gamme réservés aux étudiants de HEC en fin d’étude procèdent de ce secret enseigné comme un privilège ésotérique et réservé à une classe d’élus  au service des grandes multinationales. Moi je semblais l’avoir découvert tout seul. C’est ainsi que je me suis familiarisé à cette réalité qu’est le domaine hermétique du monde psy adapté à l’entreprise. Les grands cadres utilisent leur subconscient pour créer de la ressource, c’est ainsi. En créant l’Opus Dei les Jésuites n’avaient rien fait d’autres dans le seul but de servir le Pape. L’œuvre du serviteur initié doit faire corps avec lui dans toutes ses composantes. Véritables briques du monde civilisé toutes ces centaines de millions de cadres sont d’autant plus solides et fidèles à leur mission qu’ils y sont aliénés. Tout en démarrant ma découverte du monde des chevilles ouvrières du capitalisme triomphant je découvrais donc l’une des lois du monde occidental qui reste encore aujourd’hui bien voilée au commun des mortels. Mon patron semblait connaître cette vérité qu’il résumait parfaitement en image de cette façon : << Mon cher tu dois apprendre que dans notre monde il n’y a que deux catégories de personnes, les baiseurs et les baisés. C’est ainsi depuis toujours. Il te faudra choisir ton camps >>. Je constatais que les faits lui donnaient parfaitement raison même si je déplorais cette bien triste réalité sociale. Dit autrement l’une des lois les plus importantes de notre monde était : Honneur au gagnant et malheur au perdant. Ma passion allait donc se porter sur la recherche de la racine du pourquoi de cette vérité. Quelle cause funeste obligeait notre civilisation industrielle moderne à s’imposer une telle contrainte aussi cruelle pour l’immense foule des laissés pour compte. Mes 7 questions de l’adolescence ne sauraient avoir de sens que si je comprenais pourquoi nous étions tous massivement soumis à cette folle addiction collective de la compétition économique comme si elle était un enjeu de survie tel un désastre environnemental majeur. De plus je constatais que cette question était taboue chez mes collègues même les plus cultivés. Quand il n’y a pas de réponse pourquoi se poser la question me disaient-ils. C’est ainsi que tout ce que je vivais quotidiennement est venu alimenter mon expérience. Au fil des années du développement de ma carrière les problèmes multiples que j’ai rencontrés sont devenus de plus en plus importants. Une forte tension chronique s’est installée dans mon travail quotidien. Je connus alors un stress permanent qui commençait à m’alerter. J’ai éprouvé le besoin impératif de me protéger moi-même ainsi que mes collaborateurs directs. Notre PME en très forte croissance se trouvait entourer de grandes multinationales puissantes sur un marché où les confrères de notre taille disparaissaient à vue d’œil. Nous n’étions bientôt plus que les derniers de ce type. Je me devais de nous protéger des effets secondaires de cette guerre commerciale sans merci que connaissait le monde de la santé. Son enjeu politique mondial ne m’est apparu que plus tard. J’étais cependant loin de deviner à cette époque que j’étais sur le terrain idéal pour faire aboutir cette quête personnelle que j’aurais du complètement oublier dans le tambour de la lessiveuse affairiste où je plongeais chaque matin. C’est en recherchant de l’aide auprès des consultants en ressources humaines que leur éclairage me fit apparaître incidemment ce fameux axe moteur du monde qui entraine toutes les ambitions même les plus secrètes. C’est dans les bureaux feutrés des multinationales que le voile s’est levé pour moi.

    Agent double
    C’est ainsi qu’à l’âge de 34 ans j’ai officialisé ma double fonction et ma double vie déjà latente depuis fort longtemps. La baleine du monde des affaires m’ayant avalé j’étais décidé à faire carrière puisque j’avais honorablement trouvé ma place dans le trafic social. Je me suis programmé une vie bourgeoise et des vacances de Monsieur tout-le-monde.  Mais secrètement je ne pouvais plus oublier les réelles motivations profondes de ma débauche quotidienne d’énergie, c'est-à-dire la découverte du puissant et secret moteur central qui nourrissait et entrainait cet énorme appétit compulsif de profit à l’origine de toutes les ambitions. Je ressentais couler dans mes veines le feu du succès et cette extase de m’être sauvé de la misère sociale en faisant partie des ‘‘ baiseurs ‘‘.  Dans les vapeurs du triomphe se loge la reconnaissance et l’estime de soi qui est si indispensable à la paix de l’âme et de l’esprit pour lesquels la vie ne se doit d’être naturellement que réussite. Tel un chercheur en laboratoire luttant contre un virus parasite je me suis inoculé volontairement ce mal dévorant. Avec le temps mes feuilles de paie devenaient comme de la ‘‘ coca ‘‘ à mâcher pour ce travailleur de l’industrie moderne que je devenais. Je suis devenu moi-même l’objet de mon expérimentation. Je n’avais pas choisi bien sûr de faire connaître cette stratégie secrète à mon entourage qu’il soit professionnel ou familial. Ils me trouvaient déjà tous atypiques et je ne voulais pas les inquiéter plus avec une recherche non maîtrisée et non aboutie que j’étais bien le seul à pouvoir comprendre et encore très approximativement. La seule attitude qui me procurait de la paix de la part de mes proches était de jouer les imbéciles. Pour beaucoup j’étais une sorte de clown auréolé par la magie des clowns. J’étais pour tous comme une exception. Certains qui ne m’aimaient pas disaient ‘‘ une erreur ‘‘ .  Je pouvais ainsi être catalogué sans plus d’inquiétude. J’avais ma place dans le grand tiroir des convenances et je n’en demandais pas plus. La seule que je ne pouvais pas berner était ma femme. Mon grand écart entre deux mondes lui donnait le vertige. Une séparation paraissait la seule issue possible pour notre plus grand bien à tous les deux, mais c’était sans compter sur nos expériences d’autres vies en d’autres temps, mais c’est là une autre histoire qui ne rentrerait pas dans la logique minimum de ce chapitre. Cette double vie correspondant à une double personnalité entretenue n’était pas une vraie partie de plaisir. Il me fallait être très organisé pour mener ces deux objectifs de front. C’est là où j’ai commencé à comprendre que l’aide reçue en coulisse grâce à un bienfaiteur inconnu n’était pas que sporadique mais pouvait être permanente si je le demandais. J’essayais de consacrer autant d’heures à mes recherches personnelles qu’à mon métier officiel. J’ai très vite pris l’habitude de travailler mes documents pendant le déjeuner, ou aussi dans le train et dans l’avion. J’ai profité de mes déplacements dans les hôpitaux pour faire des observations. Beaucoup de soirées et de nuits d’hôtel furent l’objet de mes expériences les plus intéressantes. Non seulement j’avais une double fonction mais j’ai expérimenté aussi une double réalité parce que j’avais une double vision, une double écoute et ou double langage. Séparées au début, mes deux vies se sont superposées ensuite, libre à moi de choisir mon niveau focal. Plus encore les trois dimensions habituelles : passé, présent, futur se sont alignés dans une sorte d’espace commun. Je ressentais ma capacité de vivre comme muni d’une télécommande où je pouvais zapper sur différentes chaines et en plus avec les fonctions ‘‘ avance ‘‘ et ‘‘ recul ‘‘ .  Ce nouveau pouvoir de vision et d’écoute changea complètement ma relation aux autres. Je l’utilisais régulièrement avec mes clients pour ancrer une relation de confiance ou détecter une manipulation. J’ai fait au début quelques tentatives de contrôle sur ceux de mon entourage que je voulais dominer. Le problème ne fut pas que ça ne marchait pas au contraire mais je constatais que je les inquiétais inutilement et qu’ils me fuyaient comme la peste se sentant envahis par une force qu’ils ne pouvaient déterminer. Je n’ai donc utilisé ces nouveaux pouvoirs qu’avec prudence et de façon juste et légitime. Je n’ai jamais par contre réussi à être très à l’aise dans ce régime de dualité. Il m’a fallu de nombreuses années pour l’accepter comme une simple expérience volontaire. J’aurai fait un très mauvais agent double. Ce qui est venu adoucir plus tard cette situation de double personnalité volontaire est le choix qui m’a été conseillé par des psy de reconnaître deux identités m’appartenant. J’ai pu ainsi accepter et reconnaître officiellement devant les autres que j’étais deux entités en une. Ce qui devenait douloureux, pathologique et incontrôlé pour d’autres allait être un soulagement pour moi car telle était ma nature. Pourquoi me renier ? Selon les conseils de managers High tech. de la vente, je devais au contraire développer ma personnalité multiple et renforcer ma foi dans ce personnage que j’avais créé ainsi multi facettes. En effet au bout de quelques années je suis sorti du bois de la marginalité et fus reconnu et accepté pour mon originalité professionnelle. Ce fut l’époque où à mon tour je suis devenu le guide de ceux qui me choisissaient comme tel. J’ai commencé à organiser à mon tour des réunions dont la prétention était celle d’apprendre à se déconnecter de ce sombre axe générateur de souffrance que j’avais découvert. L’explosion du chiffre d’affaires de notre PME ne manqua pas d’attirer le regard de la profession d’autant plus que sa cause ne semblait pas bien connue. Beaucoup de nos grands partenaires ou concurrents durent fermer pour cause d’insuffisance de résultat alors que nous progressions encore. Durant ma dernière année d’activité au sein de cette entreprise au parcours si particulière j’ai constaté avec bonheur qu’elle avait une si bonne image qu’elle avait été acheté un très bon prix dans un marché qui s’effondrait. Ayant observé quelques années la nouvelle équipe de direction aux commandes, j’ai eu cette vision étrange que l’entreprise ne les reconnaissait pas comme si elle avait acquis, elle-même, un esprit humain vivant. Cette entité ne savait plus réussir sans ses anciens pilotes parce que ses nouveaux maîtres ne l’avaient pas elle-même reconnue comme un être vivant, mais comme une pompe à fric sans âme. Si Alfred De Musset était parmi nous ne dirait-il pas : «  Entreprises apparemment inanimées avez-vous donc une âme ? » J’ai répondu personnellement à cette question en ressentant que je pouvais transférer une partie de mon âme à cette entité parce que j’étais son co-créateur. L’esprit de nos constructions se meure si nous ne lui apportons plus l’amour minimum. D’une façon très générale le devenir de notre société est voué assurément à une disparition rapide parce que ses auteurs l’ont dévitalisée pour la transformer en une simple machine de production, sans vie.

    Quelques poèmes
    Pour illustrer cette période d’installation laborieuse de ‘‘ qui je suis ‘‘ je voudrais vous donner deux poèmes de 1984 que j’ai retrouvés dans mes notes. Ils illustrent ce que je vivais dans ces années-là qui étaient alors sous l’influence de Shri Maharaji :

    Toi et moi
    « Tu as besoin de moi et je suis ici avec toi
    « Tu ne peux pas me voir et pourtant je suis dans tes yeux
    « Tu ne peux pas m’entendre et pourtant c’est moi qui entend pour toi et qui parle à travers ta voix
    « Tu ne peux pas me ressentir et pourtant je suis le pouvoir qui travaille dans tes mains
    « Je travaille en toi-même, même si tu ne connais pas mes sentiers
    « Je travaille avec toi-même si tu méconnais mes œuvres
    « Je ne suis pas une vision étrange et je ne suis pas non plus un mystère
    « Seul dans le silence absolu au-delà de la personnalité que tu parais être à l’extérieur
    « Seul dans un sentiment qui ressemble à la foi la plus pure, je suis toujours avec toi
    « Nous sommes inséparables et je t’attends toujours
    « Je peux toujours te répondre quand tu en as besoin
    « Je suis avec toi et je t’aime
    « Dans le moment où tu crois être le plus seul, je suis avec toi
    « Même dans les craintes, les angoisses douloureuses, même si tu en venais à me renier,
    « Je serai avec toi parce que je suis en toi et que tu es aussi en moi
    « Bien sûr dans ton mental existent des barrières qui nous séparent et qui délimitent ce que tu es et ce que je suis, ce qui est à moi et ce qui est à toi
    « Pourtant ce sont les mêmes jouets de la même caisse, comprends-tu ?
    «Et ce mental n’est pas à reconsidérer, parce que c’est avec lui et grâce à lui que tu peux me connaître et me comprendre
    « Vide ton cœur de ces craintes ignorantes
    « Quand tu enlèveras cette part de doute entre nous, nous serons réunis
    « Par toi-même seul même avec ton intelligence et tes expériences, tu ne peux rien faire
    « Mais moi je peux tout faire et je suis en toi
    « Si tu ne peux pas voir le bien, le bien est là parce que moi je suis là, je suis ta caution
    « Tu te sens toi très limité et mortel
    « Je vais peut-être te choquer si je te dis que mon espace à moi est le tout et ma vie est éternelle
    « Ce n’est qu’avec moi que le monde prend un sens
    « C’est seulement quand nous serons unis que la réalité du monde prendra sa véritable forme et sa véritable cause
    « Tu vas être étonné si je te dis que c’est seulement par moi que le monde continue avec justesse sans se détruire
    « Parce que je suis fait de la même loi par laquelle repose le mouvement des étoiles et la vie de chaque cellule vivante
    « Ne cherche pas à me comprendre complètement et à me définir.
    « Quand tu penses à moi, tu me ressens comme mâle et masculin, c’est une erreur
    « Tu le fais parce que toi tu es mâle et masculin, mais envisage que je puisse être à volonté, mâle et femelle, masculin et féminin à la fois selon mon désir.
    « Bien que tu donnes aux autres sans raison ta confiance et ton amour,
    « Mon amour est uniquement pour toi parce que je te connais et que je t’aimerai toujours ».
    Un autre extrait signale un nouveau concept venu en moi je ne sais par quelle inspiration, mais c’est un concept puissant qui n’a pas cessé de se développer jusqu’à aujourd’hui. C’est un extrait de mon journal de l’année 1986 :

    L’enfant intérieur
    << Je ne veux plus regarder en ce moment la télévision. Je ne veux plus lire le journal. Essayer me donne la nausée car c’est en sens inverse que je vais. Je ne suis bien qu’en moi.
    Je redécouvre la pluie, le soleil et les paysages. Mon regard sur le monde a changé. Tout est neuf, comme magique. Dans le miroir des vitrines, je ne me reconnais pas moi-même. Je ne me sens pas aussi vieux. Comme je suis surpris, je reviens toujours sur mes pas pour vérifier qu’en réalité je me sens si différent de ce que je vois dans les miroirs.
    Dans le regard de chaque personne que je croise, j’entrevois comme une lueur différente, comme si en réalité chacun vivait dans un costume de scène, assorti d’un masque.
    Derrière chacun, je ressens une autre personnalité plus porche de moi. J’ai tout le temps maintenant ce besoin de respirer très fort, d’aspirer plus d’air au fond de moi. Je me sens aussi aspiré dans le siphon du présent. Le passé m’est douloureux, le futur difficile à imaginer, je pense d’ailleurs qu’il n’existe pas vraiment. Je ressens comme une nouvelle présence en moi qui ne dit jamais rien : elle est là. Mais je pense et j’agis par elle et pour elle. Elle profite et elle m’inspire. Mais avant tout, elle me porte et me nourrit. Elle est celle qui fuyait et vers laquelle paradoxalement je pouvais m’évader sans jamais pouvoir la capturer. Elle est celle dont j’ai eu longtemps très peur et qui était aussi l’objet de toute ma nostalgie, de mon chagrin.
    Nous nous sommes enfin rejoints dans cet espace de l’âme en moi. Cet être est si sensible, tellement exigeant aussi : son monde n’est certainement pas cette civilisation extérieure, ce monde est dur et rude pour lui car il est rare et raréfié en amour. Quand j’abandonne cette partie de moi souvent dans mes pensées, quand je me perds dans les écrans de ce monde, je l’entends pleurer. Il m’appelle dans le silence auprès de lui.
    Je me retourne alors vers lui en mon cœur et je le sers en silence en moi. Une fois là, son silence n’en est pas vraiment un, car il s’emplit de vie et des images sublimes de son monde à lui. Il veut que je boive et que je l’aime à travers lui. L’artificiel et le faux lui font mal et le blessent, il est adulte, il est enfant, il est sage et nouveau-né, mais il est avant tout vivant, il est le moi de notre monde oublié comme lui. Dans le tréfonds du moi, nous ne sommes plus qu’un, parfois heureux, car jamais nous n’avons été deux si ce n’est dans les pensées ou dans les sentiments, durant la visite de ce monde où je le perds toujours>>.

    La Matrice
    Je reprends enfin ici une autre de mes notes de 1991. J’avais été inspiré par le film « La Matrice ». J’ai écris : « j’ai traversé la couche étanche de la matrice carcérale pour sortir respirer librement l’air du cosmos. Mais ce n’est pas le bout de mon chemin. Pour les résistants de la dernière guerre, passer en Angleterre n’était pas la fin de leur mission, ce n’en était que le début. L’avantage et la différence essentielle c’est maintenant que je sais. Ils sont si nombreux ceux qui ne savent pas encore ! »
     
    Voici d’autres notes de mon journal. Elles évoquent des expériences faites lors de mes tournées. Elles sont de l’ordre du paranormal et concernent l’histoire, le chamanisme ou la spiritualité domaines très proches pour ne pas dire similaires.

    Ma promesse à VERDUN
    Je me suis rendu pour affaire deux jours à Verdun. Je n’avais pas prévu d’y faire un quelconque travail autre que le métier pour lequel j’étais salarié. Une fois sur place j’ai très vite senti une attraction étrange qui transformait toutes mes perceptions. Et comme cela va se passer par la suite durant de nombreuses années, j’ai senti comme une sorte de programme immédiat qui se déroulait sur mon écran intérieur. Il me proposait de découvrir le grand champ de bataille surtout lors des combats sanglants des années 1916-1917. Mis à part mes lectures d’enfance du journal l’Illustration je ne connaissais rien à ce sujet et je me mis à parcourir la région à l’est de Verdun là où eu lieu ce grand carnage qui a vu la mort de millions de combattants. Ce qui m’a surpris c’est l’état modifié de conscience qui est venu s’installer en moi spontanément lorsque j’arpentais les anciens chemins. C’était un état très particulier faits de souvenirs entraînant des émotions fortes et très difficilement contrôlables me faisant perdre même la notion du temps. J’ai appris par la suite que dans ces états-là il me fallait mettre mon véhicule bien en évidence et que je regarde souvent ma montre afin de ne pas trop sortir du cadre minimum d’équilibre. Les heures passées à Verdun et à l’intérieur des deux forts de Douaumont et de Vaux m’ont fait remonter des mémoires sans que je sache si elles étaient personnelles ou si je servais plus simplement de canal à l’esprit de soldats assoiffés de justice. Parce qu’il s’agissait bien de cela. Partout où j’allais, je sentais présents des groupe de soldats des centaines qui me demandaient avec insistance d’être témoin et d’expliquer que cette guerre n’avait pas été qu’une guerre politique et historique entre 2 blocs comme on le présente à tord, mais qu’il y avait une raison supplémentaire beaucoup plus importante. Je recevais de la part de ces héros, tant français, anglais, américains qu’allemands, une demande pressante pour qu’un autre sens plus réel soit donné à leur sacrifice. Ils me désignaient une cause bien au-delà du sens commun des guerres enseignées à l’école. Il voulait que nous les descendants découvrions le sens caché de cette série de massacres titanesques dans cette même région de l’est de la France. Je comprenais que l’histoire évolue au rythme du temps, qu’elle est soumise aux cycles et ils me disaient que tout aller recommencer si nous n’en comprenions pas la vraie cause plus profonde. Pour que la Terre et son humanité se libèrent,  il fallait que soient résolues des tensions et d’anciens conflits dont la mémoire nous avait été effacée. Derrière l’apparence de ces grandes guerres il y en avait d’autres bien plus terrible encore et dont l’enjeu n’était pas le simple pouvoir régional convoité par des rois ambitieux. Le passage de ces trois guerres dans l’est de la France avait permis d’épurer le karma planétaire et celui de la France. Si j’écoutais ce que m’en disaient ces héros Verdun aurait été comme l’autel expiatoire d’un grand sacrifice qui aurait permis de tourner la page d’un grand livre que nous ne connaissons plus. Ils étaient persuadés que je comprendrai mieux bientôt. J’étais seul à déambuler physiquement dans les sous-sols du Fort de Douaumont et ce que j’entendais, les mots, les larmes et les champs qui sortaient de moi, me surprenaient totalement. Je m’entendais dire à voix haute à l’adresse de ceux qui étaient morts que je serai fidèle à leur demande, que je les prenais à mon compte et que je ferai tout mon possible dans ma vie pour qu’ils ne soient pas morts pour rien. Tout en m’écoutant je me demandais aussi si je n’étais pas atteint d’un trouble mental grave. Ce qui était surprenant c’est que je ne comprenais pas tout ce que je disais à très haute voix. Ma sortie du site de Douaumont fut assortie de larmes. Quelle chance j’avais eu qu’il n’y ait absolument personne pour me regarder. Une fois sur la route je déroulais tranquillement la bande du film. Je croyais avoir compris que la recherche de tous ces morts, restés donc aussi en partie vivants, était de chercher des témoins et des soutiens. Peut-être leurs esprits m’avaient-ils appelé à cet endroit ? Je n’étais pas encore très expert en canalisation. Verdun était pour moi le tout premier site visité en état de supra-conscience. Je n’ai donc pas eu une vision très claire de ce qui m’était demandé mais je crois avoir capté l’essentiel qui était que dans notre histoire du monde depuis très longtemps des forces aujourd’hui cachées s’étaient opposées violemment et cycliquement. Ce type de conflit revenait avec l’espoir qu’un jour ces affrontements s’arrêteraient parce que ces forces occultes seraient découvertes et reconnues. La demande de ces héros était : « Aidez-nous à faire en sorte que cet affrontement antédiluvien puisse s’arrêter là. Découvrez la vérité sur les forces qui gouvernent ce monde et n’en soyez plus les victimes inconscientes. La France et l’Allemagne ne sont ici comme vous tous que des faire-valoir au service de puissances occultes qui se servent de vous >>. Aujourd’hui je comprends beaucoup mieux la justesse de leur demande. Vers la fin de cet ouvrage vous aussi comprendrez mieux pourquoi. La présence de ces milliers de décédés et la force de leurs esprits sont pour moi une expérience inoubliable qui s’est gravé éternellement en moi. Ils sont encore là avec moi dans ces lignes et ils savent que je me suis rallié à leur cause devenue aussi la mienne. Ce livre est aussi leur attente pour que justice leur soit rendue. Lorsque je me suis déplacé du site de Douaumont vers le site de Vaux en redescendant vers la vallée de la Meuse, des deux côtés de la route je pouvais ressentir, visualiser, et entendre les haies d’honneur de divers régiments au garde-à-vous qui me demandaient d’enregistrer avec soin leur demande et qu’un réel traité de paix mondial puisse être enfin signé.D’une façon très curieuse je sentais qu’ils continuaient à leur façon ce combat réparateur et qu’ils comptaient que j’accomplisse aussi mon engagement dans le monde où j’étais. De façon surprenante, j’en étais tout à fait d’accord et je les remerciais d’être ainsi honoré. Ce qui me touchait le plus profondément, c’est qu’ils me considéraient comme des leurs et même leur représentant dans notre monde. J’étais donc un soldat de Verdun et je crois bien que je le suis encore aujourd’hui. Ce livre lui-même je l’espère contribuera à rétablir une certaine vérité historique bien éloignée de tous nos livres d’histoire.

    La colline sacrée de Vézelay en Bourgogne
    J’ai fait étape à Vézelay en descendant à Dijon pour visiter l’hôpital universitaire. Avant d’aller à mon hôtel j’ai passé une petite heure à visiter la Cathédrale juchée sur l’antique colline sacrée des Celtes. Je suis resté un moment dans la crypte sous l’autel, un endroit où je suis revenu plusieurs fois ensuite. La tradition disait que les reliques de Marie-Madeleine avaient été mises là en sécurité durant quelques siècles avant de repartir dans leur lieu d’origine à La Sainte Baume près de Marseille. Le ressenti puissant, chaleureux et affectueux que j’avais là, me semblait bien provenir de l’énergie d’un être très noble et qui rayonnait très loin. Comme dans d’autres lieux de pèlerinage j’ai senti que ce lieu sacré des anciens Celtes était un site énergétique témoin d’une très grande histoire dans laquelle la France avait un rôle à jouer. Je découvrais intuitivement que cette colline était en relation énergétique avec la Palestine et le chemin de Saint-Jacques. Tous ces ressentis me semblaient bien étranges rationnellement car je manquais d’information à cette époque. Par la suite j’ai eu tous les détails nécessaires à ma compréhension. Je commençais à entrevoir les raisons pour lesquelles les croisades sont parties de Vézelay. Cette colline est sacrée parce qu’elle est le témoin d’un très ancien contrat avec le pouvoir féminin de la Reine et Déesse ISIS obligée de se cacher comme vous allez le découvrir plus loin. Ce que ce que je ressentais là n’avait aucun caractère catholique et romain si ce n’est que c’était cette Eglise puissante qui administrait le site. Dans l’histoire officielle s’en cachait donc une autre.

    Une révélation extraordinaire à Lourdes
    Dans le cadre d’une tournée dans le sud-ouest j’avais un client à visiter dans la ville de Nay au pied des Pyrénées. J’avais obtenu par la Mairie l’adresse d’une auberge ouverte en hiver et nommée Chez Lazare. Cet établissement était géré par la même famille depuis plusieurs générations. Il était aménagé de meubles rustiques sentant fortement la cire et faits par le fondateur lui-même. Après avoir dégusté l’une des meilleures poules au pot du Béarn la serveuse m’indiquait qu’en dehors de Lourdes distant de 20 kms il n’y avait aucune activité dans la région surtout en hiver et à cette heure tardive. Je me suis senti soudain une bien curieuse pulsion d’aller jusqu’à Lourdes. Je connaissais la ville pour y avoir été autrefois au mois d’août en pèlerinage avec mes parents. Je me souvenais de foules immenses. Ce soir là toutes les rues y étaient désertes, les hôtels fermés et je me disais que j’avais fait une erreur car il n’y avait absolument rien à voir. Vers 22 heures en faisant le tour de la ville pour repartir je passais devant le fameux sanctuaire dont les grilles étaient ouvertes. Intrigué je gare ma voiture et je vois un panneau annonçant que le sanctuaire était ouvert 24 h sur 24 et 365 jours par an. Je ne le savais pas. Bien que complètement dépeuplé le sanctuaire mondialement connu était très majestueux avec ses immenses avenues pouvant accueillir plusieurs dizaines de milliers de personnes. Au bout de quelques minutes je parviens à la grotte des apparitions le long du Gave, ce torrent impétueux qui descend directement des pics alentour. Je n’attendais rien de cette visite n’étant pas passionné par ce type d’activité religieuse et même agacé par la bigoterie qui s’y manifestait. Le souvenir de Maman nous y trainant m’en avait complètement dégoûté. Je ne m’étais aussi jamais trop posé la question d’une quelconque vérité possible derrière le phénomène des apparitions même si j’avais eu une expérience agréable devant la chasse de Bernadette à Nevers. Je ne savais donc pas trop pourquoi j’étais là en cette nuit d’hiver. Devant la grotte à la lueur des bougies il y avait une seule présence, une femme allongée de tout son long les bras en croix devant la statue de la Vierge Marie. Respectueux je me suis assis pour ne pas perturber l’adoration de cette femme. Elle s’est relevée au bout de cinq minutes, elle était richement vêtue, c’était une asiatique de grande taille ce qui n’est pas courant. J’ai attendu qu’elle disparaisse complètement dans l’obscurité pour disposer de tout l’espace envahi par le vacarme du torrent et le crépitement de dizaines de grands cierges au contact d’une imperceptible brume. Alors que j’étais seul face à la grande statue d’albâtre qui se dressait au dessus de ma tête, est venue paisiblement s’installer en moi une question simple et sincère provenant du plus profond de mon innocence comme si j’avais été ‘‘ le petit Prince ‘‘ : « Qu’est-ce qu’il y a de réel ici, que se passe t’il dans ce lieu au-delà du décorum religieux ? En quoi ce site me concernerait-t-il ? Que pourrais-je bien y apprendre et quelle énergie pourrais-je y rencontrer ? » Dans une très grande paix accompagnée d’un éclair intérieur la réponse m’a foudroyé. J’en ai été secoué des pieds à la tête. En quelques secondes une réponse s’était gravée en moi. J’ai passé l’heure suivante à la lire ou plus exactement à la traduire en mots tellement elle procédait d’un langage direct auquel ma biologie n’était pas accoutumée. C’était comme un message informatique qui venait de se télécharger en moi. L’énergie était vivante, très douce, intelligente et si puissante dans une dimension extrême que je n’avais encore jamais contactée. C’était comme une puissance royale gigantesque bien au-delà de l’aire planétaire et humaine. Pour le dire plus simplement c’était comme une énergie du domaine du cosmos qui englobait aussi toute la terre et ce qui la composait. Cette énergie était infiniment douce, noble, élégante, maternelle et aussi immortelle. Paradoxalement elle avait aussi le caractère d’une ferme énergie d’entreprise et de création permanente. Elle était puissamment créatrice de formes. En déroulant ensuite plus tranquillement la bande du film de l’événement je ressentais en moi le dépôt merveilleux d’une présence supérieure parfaite et d’aspect féminin mais possédant en réalité une puissance androgyne englobant toutes les polarités possibles. Une voix muette s’élevait au fond de moi pour dire : « Voici l’aspect féminin de Dieu ». J’étais comme écrasé par ce que je ressentais. C’était une énergie responsable de l’enfantement des hommes, de leur vie, de leur santé et de leur nourriture. C’était notre toute puissante Mère Divine. Je ressentais en moi que cette énergie cosmique royale était toute puissante. J’en avais le vertige. Elle était présente en moi, je lui appartenais mais en même temps elle émanait de ce lieu. C’était surement la même expérience d’extase qu’avait fait Bernadette Soubirous. Ce fut un choc car je n’avais jamais eu auparavant connaissance de ce pouvoir tel qu’il se présentait là. Pourquoi avoir toujours dit que c’était une ‘‘ belle dame ‘‘ ? Ce que je découvrais là n’avait rien à voir avec une simple reine humaine. L’être hyper puissant et magnifique qui se montrait à moi n’était absolument pas humain, ni homme ni femme. Il n’appartenait à aucune religion. Le site même de Lourdes géré par l’Eglise Catholique et Romaine était donc une imposture ! J’étais scandalisé. C’est comme si un météorite était entré en moi. De la chaleur et de la fumée s’en dégageaient. J’étais au fond de mon cratère. Je suis resté assis une bonne heure sur mon banc devant la grotte. Il était près de minuit. En marchant lentement vers la voiture je respirais à plein poumon comme après un accident et mon cerveau essayait de traduire et d’ordonner ce que j’avais reçu. Dans les heures et jours qui ont suivi, j’ai continué à repasser en boucle ce que je venais de ressentir et que je vais tenter ici de développer en données intelligibles selon nos concepts. L’humanité peut bénéficier à loisir si elle le demande d’une formidable puissance cosmique qui a une responsabilité de protection totale et de guérison totale. Chaque fois qu’un humain se sent en danger, chaque fois qu’une créature a besoin d’aide, cette force est disponible n’importe où et n’importe quand pour venir prendre en charge n’importe qui parce que tel est le contrat naturel passé entre le créateur et sa créature. Quelles que soient les péripéties de la vie d’une créature humaine elle ne coure jamais aucun risque, elle sera toujours sous protection, si elle ne l’oublie pas. A tout moment elle peut bénéficier d’un recours à condition de ne pas oublier cette assurance tous risques. Comme si dans un jeu vous aviez toujours un joker pour bénéficiez d’une exemption sauf si on vous le prend. Or cette loi cosmique naturelle qui venait de se graver en moi en lettres de feu sur le marbre de mon esprit ne correspondait à aucun enseignement religieux, philosophique ou politique. Pourquoi ce manque ? Cette loi universelle qui m’était ici rappelée avait été cachée aux hommes par ceux là même qui étaient en charge de l’enseigner. J’étais scandalisé ! Je venais donc de recevoir une énergie toute puissante, gratuite et au service permanent des hommes mais réservée exclusivement aux seules adeptes d’une secte ? En conséquence de cela la première question qui m’est venue et qui ne m’a jamais quitté depuis c’est : << Qu’est-ce qui a autorisé la hiérarchie catholiques à déclarer que la Vierge Marie était une femme et qu’elle mettait des conditions stupides à sa grâce ?>> Je ne voyais moi qu’une force universelle dispensée sans condition à l’univers entier bien au-delà de l’humanité et une énergie androgyne à caractère féminin. J’étais révolté par le détournement de cette force naturelle, comme sont l’eau ou le soleil, au profit des œuvres troubles de cette énorme secte qu’est l’Eglise Catholique et Romaine dont l’histoire est éloquente en matière de ségrégation, de corruption et de crimes contre l’humanité. Bien au-delà de tous les crimes les plus pervers commis par les tyrans les plus sanguinaires je ne pouvais imaginer que d’ignobles autorités en robe pourpre se soient octroyés un jour le droit de conditionner et contrôler aussi dogmatiquement le libre accès à ce droit le plus absolu que doit avoir l’humanité de se relier en permanence à sa source créatrice. Imaginer une ville où le recours aux pompiers, aux médecins et à l’eau potable ne soit réservé qu’à une certaine catégorie de citoyens pour x raisons, ceux qui auraient un casier judiciaire vierge par exemple. ? Voilà où nous en étions rendus. Encore tout en ébullition je suis retourné le lendemain à Lourdes dans quelques librairies pour me renseigner sur la vie de Bernadette Soubirous. Quelle ne fut pas ma surprise de trouver un petit fascicule peu connu du public qui recueille les mains courantes du commissariat de Police de Lourdes relatant les déclarations de la sus nommée Soubirous Bernadette après ses diverses visions qui constituaient en ameutant les foules une atteinte à l’ordre public. Les gendarmes y désignent constamment l’objet des apparitions du terme ‘‘ AQUERO ‘‘ prononcé par la jeune bergère et qui se traduit en patois béarnais par « LA CHOSE ». Celle-ci est décrite ensuite comme un nuage, puis plus tard comme si ça avait été par exemple une très belle Dame dans de la lumière. Et c’est vraiment ce que j’ai moi-même aussi ressenti. Ce n’était absolument pas une belle Dame mais comme si ça avait été un truc inconnu y ressemblant. Une voiture c’est bien comme une charrette sans cheval mais ce n’est pas une charrette du tout. Voilà comment ces messeigneurs du Vatican ont réduit l’événement à la dimension qui leur convenait le mieux: <<Une dame très gentille qui demandait de faire pénitence. >> Pas de cette vague qui aurait pu les submerger ! Je commençais tout juste à soupçonner ce détournement volontairement réducteur et malintentionné auquel s’était toujours livrée l’Eglise de Rome concernant une vérité qu’elle voulait absolument cacher ; à savoir l’accès direct, naturel et pour tous à la puissance divine. Comme tous les clergés du monde il préférait en être l’intermédiaire pour en tirer un pouvoir personnel et asservir du même coup l’humanité toute entière. Je découvrais d’un coup cette monstruosité ignoble que j’avais à peine commencé à entrevoir chez les Jésuites. Comment contrôler ce disaient-ils une population qui connaîtrait l’accès direct et individuel à la source cosmique de la vie ? Les grands prélats se voulurent plus élitistes et jugèrent qu’un tel pouvoir devait se mériter sous peine de transformer la planète en bordel. Ils ajoutaient : << Il ne manquerait plus que des manants crasseux deviennent aussi des dieux. >> Du fond de mon cratère ma révolte se transformait en volcan. Quoi de plus efficace pour masquer une vérité que de l’enseigner avec autorité, maîtrise et fermeté mais d’une façon déformée. Nous appelons ça de la propagande assortie de désinformation. Mon expérience chez les bons Pères commençait donc à me servir. Quelques jours après je réalisais que j’avais contacté, non pas une dame, mais une Déesse cosmique aux pouvoirs infinis tels que les décrivent les poèmes antiques de la mythologie grecque ou égyptienne. Je venais de découvrir ma Mère Divine dont j’avais oublié l’existence à cause de l’enseignement carencé de mes maîtres éducastrateurs. Elle par contre ne m’avait pas oublié. Pourquoi un tel privilège ? Elle est là en moi bien réelle, disponible et présente sans condition aucune, avec ou sans péché. C’est une tout autre histoire plus digne d’intérêt que la croyance avilissante en la Sainte Vierge en plastic du catéchisme que je peux remplir d’eau miraculeuse.

    Une longue série de rencontres avec Bernadette Soubirous
    Dés que je l’ai pu je me suis rendu à Nevers devant la châsse de Bernadette Soubirous. J’avais besoin de savoir ce qu’elle pensait de ma découverte à Lourdes. Ce furent comme des retrouvailles entre de bons amis ayant la même passion. J’allais voir ma sœur et ma collègue. Par la suite je me suis toujours arrangé pour ne pas rester plus de quatre ou six mois sans la voir. J’ai pu ainsi bénéficier au fil d’une cinquantaine de rencontres d’un enseignement complet que j’intitulerais « Initiation à l’accès en soi aux mondes parallèles supérieurs et aux créatures y résidant». Beaucoup plus que les fois précédentes où ma Divine Mère ne s’était pas encore montré à moi, j’ai perçu Bernadette comme très vivante au-delà des contraintes matérielles de sa chasse. Mon émotion était plus forte. Pour la première fois son regard me parut devenir vivant et transpercer la photo. Ses yeux pleins d’amour me pénétraient d’une émotion faite d’amitié, de confiance et de compassion. J’ai passé une bonne heure avec Bernadette laissant libre cours à mon intuition et faisant le calme en moi pour laisser s’imprimer des images sur l’écran de mon vide intérieur. Bernadette a commencé à me donner son premier enseignement concernant mon expérience à Lourdes. Elle m’a expliqué que s’il y avait eu autant d’apparitions c’est pour qu’elle puisse développer ses capacités de perception car ce n’était pas avec les sens extérieurs qu’elle avait vu mais avec ses sens intérieurs non utilisés d’ordinaire. Elle était prête à m’aider à faire de même mais cela passait par ma capacité à faire un silence profond en moi. Le premier cours s’est arrêté là. J’avais ressenti qu’elle n’était plus Bernadette Soubirous. Elle était passée dans un autre monde. Elle avait obtenu la faculté de rester en contact avec notre plan par l’intermédiaire de son corps servant d’antenne mais elle ne vivait plus dans notre troisième dimension. Elle m’a appris que la non-décomposition de son corps n’était pas mystérieuse du tout car il était parcouru par un très faible courant électrique qui le gardait vivant biologiquement sans la nécessité d’aucune circulation sanguine. A partir de l’espace où elle était maintenant elle pouvait continuer un travail d’enseignement auprès des personnes qui venaient nombreuses voir la chasse. Son ancien corps servait d’antenne. Je développerai plus loin dans le paragraphe  ‘’Channeling‘‘ plus de détails sur cet enseignement qui s’est étalé sur plusieurs années au fil de mes visites.

    La cathédrale de Chartres
    Ayant été amené à travailler à l’hôpital de Chartres je me suis rendu à l’heure du déjeuner à la cathédrale de façon un peu machinale comme le ferait un touriste. Je m’y suis installé et j’ai fait le vide en moi par automatisme. J’ai constaté rapidement que sur mon écran intérieur s’inscrivait cette question : « Que souhaiterais-tu savoir ? » J’ai alors demandé pourquoi je me trouvais aussi coincé et sous pression entre deux forces distinctes ? Je sentais d’un côté une importante problématique de travail dans une fonction commerciale très intense, et d’un autre côté une aussi forte pression intérieure qui venait d’une autre personnalité et qui me poussait à communiquer avec les mondes parallèles. Ces deux mondes n’avaient établis que peu de passerelles entre eux. Je me trouvais quotidiennement à ce carrefour tout en devant assumer la vie de Monsieur ‘‘ tout-le-monde ‘‘ .  La réponse est venue en attirant mon attention sur les énormes piliers de la cathédrale. Ces piliers monstrueux sont indispensables pour tenir la structure. Comme ils soutiennent toute la charge ils subissent une énorme tension. C’est leur fonction et ils ont été faits pour ça. La réponse en image ajoutait que j’avais la capacité d’effectuer cette fonction difficile de pilier puisque j’en avais déjà fait mon sport préféré autrefois. Comme souvent ce qui est canalisé est très juste et lumineux mais aussi plein d’humour. Je comprenais parfaitement ce qui m’était dit. C’était le principal j’avais ma réponse. Le travail que j’avais entrepris était donc un travail qui par définition me mettait sous pression au carrefour de deux mondes. J’avais une fonction de soutien de la voûte reliant les deux rangés de piliers correspondant aux deux mondes, la voûte elle-même étant le troisième. Je comprenais même que ce temple s’était autrefois déjà effondré plusieurs fois. Cette réponse était intéressante mais présentait des zones d’ombres et, après avoir demandé des précisions, il me fut répondu que les années suivantes me donneraient plus de détails, ce qui s’est effectivement passé. Toujours dans la Cathédrale mon attention fut attirée par une sorte de dessin incrusté sur les dalles du sol. C’était ce fameux et mystérieux labyrinthe dont j’avais entendu parler. A ma question sur sa raison d’être, il m’a été répondu simplement que Chartres était un lieu d’enseignement et de mémoire comme tous les sites sacrés. Certains lieux ajoutaient une autre fonction qui pourrait être appelée ‘‘ programmation ‘‘ ou aussi ‘‘ activation ‘‘ .  Placé sur un réseau énergétique actif certains lieux sacrés servent à orienter ‘‘ le navire ‘‘ du temps comme des balises sur l’océan. Chartres est ainsi relié à Burgos en Espagne pour maintenir l’axe sécuritaire des oscillations pendulaires des civilisations que schématisent les méandres du labyrinthe. Bien qu’apparemment complètement perdu le flux de l’humanité atteindra la sortie le moment venu. Les initiés qui ont construit la cathédrale l’ont bâtie sur un site énergétique qui avait déjà cette fonction de repérage temporel. Les Celtes néo-atlantes y avaient déjà organisé un culte à la Vierge Noire qui avait aussi la même fonction de repérage. Le labyrinthe qui ressemble à une carte informatique serait en effet un programme qui prévoyait l’éveil des énergies de la France le moment venu au début du 21e siècle. Plongée depuis longtemps dans un espace dimensionnel de type carcéral l’humanité se devait de prévoir sa sortie du tunnel. L‘Europe et en particulier la France sont ainsi ‘‘ balisées ‘‘ pour guider cette libération maintenant très proche. Les prochaines informations sur le Chemin de Saint Jacques et aussi les Vierges Noires compléteront utilement cette connaissance sensible et donc tenue secrète par nos énigmatiques autorités en apparence très bienveillantes. L’axe principal des activités humaines commençait à se dévoiler pour moi même si son moteur m’était encore inconnu.

    La forêt enchantée de Brocéliande
    Mes déplacements m’ont aussi amené souvent en Bretagne où j’ai rencontré deux sites remarquables qui ont été l’objet pour moi de canalisations et d’évènements paranormaux.
    D’abord la forêt de Brocéliande à la sortie de Rennes près de Coëtquidan et ensuite le site bien connu des alignements mégalithiques de Carnac avant la presqu’île de Quiberon. Brocéliande est très intéressant pour celui qui veut affuter son acuité médiumnique. Le lieu est propice aux expériences paranormales. C’est une forêt mythique associée à la légende du Roi Artur, à Merlin l’Enchanteur, à la fée Morgane et aux Elfes. C’est le royaume de la magie et des mondes parallèles. Il est très visité par les sorciers autant noirs que blancs. La question de Brocéliande est que l’on ne connaît pas vraiment son histoire donc on ne sait pas qui aurait déposé là ces énergies. Energétiquement c’est comme une parenthèse, une vraie bulle de BD. J’ai visité Brocéliande deux fois avec mon épouse et une fois seul en allant travailler à Vannes. Comme partout les expériences les plus fortes sont celles de nuit parce que les conditions de communication sont meilleures. Dans le silence de la nuit, l’activité humaine des villes s’étant apaisée et le trafic routier diminuant, les êtres de la nature et des mondes parallèles se sentent plus rassurés pour s’approcher du monde des hommes jugé très dangereux. L’ensemble des mondes qui nous entourent ont une peur justifiée de l’homme qu’ils considèrent comme un prédateur inconscient. Bien sûr cette démarche demande à l’apprenti de dépasser aussi la peur venant de son conditionnement. Quelqu’un de motivé et se sentant protégé par son double éthèrique voit la confiance venir au bout de quelques contacts. Me sentant parfaitement guidé je n’ai jamais été la victime du moindre petit incident lors de mes nombreuses rencontres dans les mondes parallèles. D’autre part il faut savoir que Brocéliande est très gai, très joyeux, plein de farces et de surprises. C’est le royaume de la joie. Stationner à Brocéliande avec les entités qui y vivent est très agréable. Ce monde parallèle à ciel ouvert ne supporte aucune religion et ne véhicule aucune idéologie. C’est plus un parc d’attraction naturel. J’y ai toujours été accueilli par des animaux précédents des druides ou chamans gardiens. J’ai été entouré d’oiseaux turbulents. J’ai été l’objet de farces inexplicables, par exemple celle-ci: Ayant laissé ma voiture au parking sur le site dit ‘‘ Val du Non Retour ‘‘ attribué à la fée Morgane, j’ai vu arriver un couple avec un petit chien et un enfant. Le chien m’a dépassé, l’enfant m’a dit bonjour et je lui ai rendu son salut. Je suis arrivé à hauteur du couple qui m’a aussi salué. Une cinquantaine de mètres après, il m’est arrivé la même chose, comme si c’était une photocopie, mais avec des gens un peu différents. J’étais très surpris. J’ai continué mon chemin. Près du lac j’ai rencontré encore un autre petit chien, un autre gamin et derrière un autre couple encore qui m’a salué comme les précédents. J’ai cherché les caméras d’un éventuel jeu télé, mais rien. Brocéliande est un lieu de farce. C’est comme le monde décrit dans le merveilleux roman d’Alain Fournier ‘‘ Le grand Meaulnes ‘‘ .  Certains peuvent en avoir peur. Je m’y suis toujours trouvé très à l’aise comme chez moi. Je dois être de la famille lointaine d’Harry Potter ?

    Les alignements mégalithiques de CARNAC
    Le site bien connu de Carnac est autre chose de très différents. Carnac est précis, visible, composé d’immenses alignements, certains à moitié immergés dans la mer, d’autre sur la côte dans une orientation très précise. Malgré les nombreux visiteurs et chercheurs y travaillant depuis longtemps personne n’en connaît la signification exacte ni vraiment la datation. Lors d’une tournée en Bretagne j’ai pris un hôtel à Quiberon et pendant le repas du soir j’ai visualisé de façon panoramique le site de Carnac lors du coucher de soleil. Je m’y sentais comme appelé. J’ai donc choisi de m’y rendre. En y arrivant, j’ai vu que l’office de tourisme avait élevé une toute nouvelle tour d’observation qui permettait d’avoir cette vue panoramique telle que je l’avais pressentie. Je me suis installé afin de m’y concentrer et j’ai reçu le message suivant : << Carnac appartient, à une époque préhistorique où les prêtres voulaient établir un lien entre l’ancien monde perdu de l’Atlantide et leur nouveau monde en Europe. Les iles de l’Atlantide ont bien existé au centre de l’Atlantique. Cette civilisation brillante a duré des dizaines de milliers d’années. Suite à de graves conflits internes elle a disparu. Les survivants et leurs descendants ont émigré en Amérique, en Afrique et au Moyen Orient, une autre partie très importante sur les rives de l’Europe. Le clergé héritier a essayé de reconstituer une partie de leurs connaissances technologiques et de leur religion. Pour conserver un lien énergétique avec leurs sources immergées toujours actives il avait été créé cette sorte de chaîne réceptrice constituée par les alignements mégalithiques. Ces savants alignements étaient chargés de maintenir un contact triangulaire entre les deux civilisations anciennes et nouvelles ainsi qu’avec des correspondants célestes dans le système solaire et dans certaines constellations. Carnac fonctionnait comme un grand temple à ciel ouvert. Il m’a été proposé en tant que chaman de réactiver ce site car le temps était venu. Rentrant de nuit à l’hôtel une pulsion forte m’a poussé à prendre un chemin à gauche. Je me suis approché d’une ferme et me suis garé dans la lande à une vingtaine de mètres. Il faisait nuit noire, des chiens ont longuement aboyé et je me suis trouvé dans une situation bien inconfortable avec la crainte que cette ferme isolée prenne peur et lâche ses chiens. J’ai vu dans la pénombre un chemin qui m’appelait vers une forêt de pins. Tout en l’empruntant je devine à quelques mètres la silhouette massive d’un très gros dolmen avec son entrée souterraine. J’ai senti que c’était là la destination de ma sortie de route. Je me suis glissé à l’intérieur du passage qui semblait très fréquenté. Un banc aménagé m’a permis de me mettre en méditation. J’ai aussitôt été envahi par les picotements des énergies cosmo-telluriques qui me traversaient. Partant aussitôt dans une spirale ascensionnelle, j’ai vérifié combien ces constructions utilisées autrefois par des chamans pouvaient être encore des lieux de régénération et d’enseignement. Je crois que cet échantillon d’expérience n’avait pas d’autre prétention que de me montrer que ce type de pratiques très anciennes était tout à fait vrai et encore possible car il correspondait à une science oubliée mais non disparue. Cette plongée même éphémère dans un lointain passé réinstallé dans mon présent ouvrait pour moi des portes qui ne ce sont toujours pas encore refermées. Espérons que ce ne soit plus jamais le cas !

    Le très paisible massif des Alpes
    J’ai découvert deux merveilleux lacs alpins, le lac d’Annecy et le lac du Bourget près d’Aix les Bains. J’ai déjà dit d’Annecy que c’était la ville d’un miracle où j’avais été sauvé d’une maladie mortelle, mais j’ai eu aussi l’opportunité grâce à mon métier d’approfondir la force de ces lieux où la nature se manifeste dans toute sa puissance. C’est sur ces rives que notre écrivain philosophe Jean Jacques Rousseau s’écriait : << Oh, grand Etre ! >> Capter l’énergie de ces régions la nuit, c’est beaucoup plus que de constater le calme impressionnant des plans d’eau vu de jour. C’est une véritable communion avec la planète elle-même. En méditation nocturne ces lieux révèlent le mouvement respiratoire de la terre qui se mêle au notre. Les lacs s’y enfoncent très profondément et créent une régénération naturelle de l’ensemble des écosystèmes. Je ressentais ces deux énormes masses d’eau pure comme le siège d’une mémoire en réserve pour réinstaller notre réalité oubliée. Je n’ai pas eu de message particulier si ce n’est une avalanche d’images des peuples ayant vécus là en harmonie avec la terre loin des carrefours où explosèrent les guerres. J’ai eu l’impression d’ailleurs que les Alpes en général ne font pas partie du champ de manœuvre que les grands initiés ont installée pour orchestrer cette fin du temps. Pour notre Terre-Mère elles sont des montagnes trop jeunes datant du quaternaire et crées par la poussée de l’Afrique provoquant la cassure de la relativement récente fosse méditerranéenne. Elles sont comme en réserve pour notre futur comparativement aux vieilles montagnes hercyniennes érodées des autres massifs datant de l’ère primaire. C’est dans les décombres de leur usure qu’un épisode crucial de notre histoire est en train de se jouer. J’ai surtout ressenti partout dans le massif alpin cette sérénité indispensable du sommeil de la Terre. Le plateau du Vercors près de Grenoble favorise beaucoup l’intériorisation et le contact avec l’esprit dormant de notre Mère appelée secrètement aussi Urantia-Gaïa. Par contre il n’en est pas de même à quelques kilomètres plus à l’ouest où elle se montre très réveillée et prête à bondir. Très peu ont encore compris que la géologie, la théologie, la cosmologie, l’archéologie, la vulcanologie, l’hydrologie, la climatologie et toutes ces sciences émiettées aux mains de technocrates aussi ignorants que vaniteux ne sont que la description d’un seul et unique phénomène dont le cœur était jusqu’alors le domaine très jalousement gardé par une élite dominante aussi âgée que nos vieux massifs. Ce sont elles aussi ces autorités ancestrales qui sont nos ‘‘ vieux ‘‘ massifs, érodés et soumis à la pression du magma intra-terrestre comme se livre voudrait le dévoiler.

    Cet étrange mont Bugarach évoqué par Jules Vernes
    D’après un grand nombre d’auteurs Marie-Madeleine aurait eu un long parcours de vie dans le sud de la France après son départ de Palestine. Un bon nombre de noms de hameaux portent son nom. Les légendes populaires se souviennent qu’elle a été enseignante, thérapeute et initiatrice. Elle a laissé de nombreuses traces après s’être longtemps installée en Périgord dans un site troglodyte nommé ‘‘ la Madeleine ‘‘ .  Elle serait descendue finir sa vie dans les Corbières. Sa noble dépouille aurait été conservée à Vézelay puis à la Sainte Baume. Certaines traditions marginales colportent qu’elle aurait en esprit quitté notre monde en ascensionnant dans les Corbières où se situerait une porte secrète inter-dimensionnelle autrement dit porte des Etoiles. Dans mes déplacements j’ai constaté une bien étrange proximité entre trois sites au milieu des Corbières : Le village de Rennes Le Château, le mont Bugarach et les châteaux cathares. Je notais que le promoteur de Rennes Le Château à la fin du 19e siècle a dédié toute son œuvre à Marie de Magdala entrainant l’extraordinaire aventure historique que vous devez connaître. Je vous laisse parcourir la littérature très abondante et passionnante sur ce sujet très énigmatique. Quant au pech de Bugarach en face de Rennes Le Château il a fait l’objet du roman codé le plus mystérieux de Jules Vernes : « Clovis Dardentor ». En ce qui concerne enfin les châteaux cathares voisins des deux autres sites vous connaissez cet ignoble génocide du 13e siècle demandé par l’Inquisition et ordonné par le roi Louis VIII associé à la papauté. Je remarquais qu’il s’était passé beaucoup d’événements historiques très importants et tous voilés de mystère sur un petit espace désert de quelques 100 kms² soit la surface d’un grand canton. Le plus intéressant des sites est assurément le mont Bugarach appelé aussi pech en occitan. J’ai toutes les raisons de penser qu’il est la cause principale de l’intérêt exceptionnel et secret de cette région de l’Aude appelée aussi Razès. Jules Vernes excite notre curiosité par son roman codé mais ne révèle directement rien sur la réalité exceptionnelle de ce lieu. Jules Verne était un maçon adepte de l’ordre de la Rose-Croix. Avec d’autres philosophes et écrivains du 19e siècle il s’est intéressé toute sa vie aux sciences occultes sans jamais s’autoriser à dévoiler le fond secret de sa connaissance. Il semblait logique que son éditeur lui refuse toute révélation qui l’aurait immédiatement exposé aux représailles des autorités intolérantes de l’époque. Dans le cadre de mes tournées en Languedoc je me suis rendu plusieurs fois au mont Bugarach. J’ai constaté que c’est un lieu exceptionnel parce que c’est un vrai désert peu facile d’accès, à la population rare et très discrète. C’est un lieu de grand calme, le seul endroit où en me concentrant sur les roches je les voyais bouger et prendre diverses formes. C’est un lieu de magie bien connu des initiés qui viennent y séjourner depuis toutes les régions d’Europe alors que les autochtones n’en comprennent pas la raison. Selon les spécialistes il semble bien que ce mont à la forme très particulière soit une véritable porte de communication avec l’Agartha c'est-à-dire le monde des civilisations intra-terrestres situé dans l’espace mythique de la ‘‘ terre creuse ‘‘ .  Je vous signale un article signé par Michel Lamy dans la revue Sacrée Planète n°14 de mars 2006 en page 18. L’article s’appelle « Jules Verne et le Mont Bugarach ». Voici ce qu’écrivait d’une façon imagé Jules Verne : « Il paraissait très peu abordable le capitaine Bugarach, certains n’avaient même pas la force d’aller auprès de lui. Il se considérait comme le maître après Dieu, il avait une voix qui roulait entre ses dents comme la foudre entre les nuées d’orage ». Qu’est-ce qui peut bien être aussi terrifiant en ces lieux pour que l’abbé Saunière curé de Rennes le Château fasse de même graver à la fin du 19e siècle sur le tympan de son église : << Ce lieu est terrible>>. Je pense humblement que la fin de cet ouvrage vous apportera plus d’information.
     
    Pyrénées et Pays Basques les montagnes magiques
    A propos des Pyrénées j’ai constaté que toute la chaîne conserve une grande tradition des pratiques de magie et de chamanisme qui sont restés actifs contrairement à la plupart des autres régions de France où ils ont complètement disparue depuis fort longtemps. La partie des Pyrénées la plus active où se pratiquent encore les anciens rites est la partie centrale qui est la plus élevée. Se sentant protégés sur les hauts plateaux des générations de chamans ont pu tranquillement développer leur science sans rompre avec leur tradition. Je voudrais aussi signaler l’étrange vivacité des légendes dans les Pays basques français et espagnol. J’y ai vécu  quelques expériences paranormales qui furent pleines d’enseignements sur ma relation avec l’esprit chamanique de cette région. Pour éviter d’être trop long je vais vous raconter pour l’exemple cette expérience révélatrice qui m’est arrivé sur le pont de l’Adour à Bayonne une nuit où j’avais pris résidence à l’hôtel Ibis près de la gare après avoir travaillé toute la journée dans les hôpitaux de la région. J’ai toujours adoré l’Espagne. Je ne ratais donc aucune occasion pour m’y rendre d’autant plus que le gasoil, la charcuterie et le fromage de brebis sont moins chers de l’autre côté de la frontière. J’y étais donc parti faire mes achats en fin de journée. Une fois en Espagne j’ai décidé d’y rester dîner et de flâner. En rentrant de nuit j’ai suivi la côte entre Irun et Saint Jean de Luz. C’était la fin de l ‘‘ automne par un temps tournant subitement à la tempête. L’autoroute était plongée dans une brume épaisse. J’avais observé au départ de Bayonne à l’aller que l’une des voies du pont était condamnée pour travaux. Au retour vers minuit avec un brouillard épais au-dessus de l’Adour, j’ai bien vu les signaux de ralentissement mais abruti par la fatigue je me suis trompé de voie en arrivant sur le pont. Je m’aperçus trop tard que j’étais entré sur le chantier et qu’un trou béant au niveau du tablier du pont s’ouvrait devant moi. Comme je n’ai pas pu m’arrêter à temps sur la chaussée mouillée mes roues avant sautèrent l’obstacle mais celles de l’arrière se sont retrouvées dans la tranchée du tablier absent large de 80 cm. Je suis sorti constater que j’étais en très mauvaise position. Les roues motrices étant à l’avant en accélérant vivement j’ai réussi à sortir. Mais à une centaine de mètres plus loin le même problème se présentait à nouveau à l’autre bout du pont. J’avais plusieurs possibilités : soit je laissais le véhicule et rentrais à pied à l’hôtel, soit j’appelais une hypothétique dépanneuse, soit je forçais le passage en m’élançant fortement au risque de casser un essieu ou mes amortisseurs. Je ne pouvais pas non plus passer sur l’autre file car chacune d’elles était sur une arche séparée du grand pont. Coincé à 20 m au dessus de l’Adour après minuit, giflé par de violentes rafales de vent, j’ai fait appel par automatisme à mes ressources intérieures et avec humilité j’ai demandé de l’aide. Pour toute réponse j’ai aperçu au sol des plaques de fonte d’une largeur d’un bon mètre, d’une épaisseur de l’ordre de quelques centimètres et d’une longueur de 2m environ. Elles servaient à couvrir les trous du chantier pour que les engins puissent évoluer. Sans réfléchir, instinctivement j’ai bougé l’une de ces plaques très lourde. Je l’ai élevée à bout de bras, puis projetée dans l’air tel un javelot à quelques mètres devant mon véhicule. Dans un grand vacarme elle a rebondi plusieurs fois sur la tranchée devant ma roue gauche. Il suffisait d’en mettre encore une à droite pour franchir le trou. J’ai donc fait de même manipulant encore une autre plaque aussi facilement qu’un haltérophile. Je ne me suis pas posé d’autres questions. J’ai essuyé mes mains très sales avec mon mouchoir et j’ai redémarré. 5 mn après j’étais dans ma chambre d’hôtel. Devant le miroir je découvrais mon cou dont les veines étaient très gonflées, je sentais mes bras très endoloris et je constatais que ma chemise était détrempée de sueur. Je dégageais en plus une sorte d’odeur caprine complètement inhabituelle. J’ai alors réfléchi pour la première fois à ce qui venait de se passer. Mon mental ne comprenait pas comment je m’étais sorti de ce piège aussi facilement ni comment j’avais pu projeter en l’air des plaques si pesantes qui s’étaient positionnées exactement au bon endroit et dans la bonne direction. Est-ce que c’était bien arrivé ? Je me mis à faire un rapide calcul mental du poids des plaques. Elles ne pouvaient pas faire moins de 60 kg chacune. J’en tremblais d’émotion et me demandais qui avait pu les soulever car j’en étais parfaitement incapable. Soulever à bout de bras 30 kg aurait déjà été pour moi un exploit. Bref voilà encore une fois comment une main secourable inconnue m’avait assisté. Quand on évoque la fameuse force basque je crois savoir d’où elle vient. Concernant le potentiel magique de cette région je dois dire que ces pays des deux côtés de la frontière m’ont particulièrement gratifié en matière d’assistance et même d’enseignements secrets. C’est une petite histoire sans grande importance mais qui fait partie du décor auquel je m’habituais, à savoir être ainsi accompagné dans des situations difficiles ou dangereuses. Je n’avais qu’à dire merci à cette sorte d’ange gardien encore inconnu à cette époque.

    Le sanctuaire de Rocamadour
     Au dessus de la vallée de la Dordogne sur le plateau du Causse de Gramat aux confins du Lot se cache le sanctuaire légendaire et mondialement connu de Rocamadour. Il s’étale sur les flans d’une falaise surplombant de 150 mètres une grande faille géologique.Haut lieu de pèlerinages depuis de nombreux siècles le sanctuaire se situe sur le mythique Chemin de Saint Jacques. C’est le lieu de France le plus visité après le mont St Michel et la Tour Eiffel. Les rois et papes s’y détournèrent pour s’incliner sur la tombe d’un très curieux Saint inconnu baptisé ‘‘ Amadour ‘‘ .  Il serait un proche contemporain de Jésus venu en France lui aussi comme tant d’autres. La hiérarchie catholique a toujours été très discrète sur cette question. Comme beaucoup de sites sacrés du sud de la France, Rocamadour expose sa Vierge Noire dans une petite chapelle taillée dans la roche au cœur du site. J’ai toujours ressenti une forte attraction naturelle pour ce lieu. Il est celui parmi tous qui m’a le plus transformé et enseigné. J’y ai principalement développé une relation subtile avec l’équipe des farouches gardiens protégeant efficacement les trésors qui y sont déposés dans des dimensions parallèles. Le sous-sol de Rocamadour est gigantesque et son étendue complète reste encore parfaitement inexplorée à ce jour tellement elle est profonde dans cette couche géologique naturelle appelée ‘‘ Causse ‘‘ .  Toute la région est constellée de gouffres profonds alimentant un réseau sans fin de rivières souterraines qui font la joie des spéléologues. C’est là que se visite le fameux gouffre de Padirac. Ma première découverte de Rocamadour remonte à l’enfance un jour de pèlerinage avec maman. Curieusement alors que je n’étais pas un enfant inhibé je suis resté muet pendant toute la journée au point d’inquiéter mon entourage. Est-ce que je ne retrouvais pas là une mémoire ancienne ? Plus récemment ayant une chambre d’hôtel donnant directement sur le sanctuaire je me souviens avoir passé une bonne partie de la nuit en contemplation sans en comprendre la raison. Je me souviens d’un grand état de bonheur et de paix très inhabituel. Ma communication avec la Vierge Noire de Rocamadour dure depuis une vingtaine d’années. C’est l’occasion pour moi comme avec Bernadette d’assurer le suivi assidu d’un enseignement extraordinaire sans lequel je me serais senti incapable de proposer ce livre. Comme pour tous les autres sites sacrés j’y ai observé des effets paranormaux qui m’indiquèrent la présence d’entités complices de ma recherche. Voici un exemple de ces faits. Alors que je montais le très long escalier qui part du village médiéval jusqu’à la basilique j’ai été escorté de très prêts par deux jeunes prêtres d’apparence ancienne comme le sont aujourd’hui les intégristes. Ils étaient de même taille et se ressemblaient comme des jumeaux. Ils avaient les cheveux gominés et la soutane luisante. Ils étaient très grands avec une carrure d’athlète. Ils ressemblaient aux ‘‘ Men in black ‘‘ que l’on voit dans divers films comme Matrix. Silencieux ils sont restés près de moi toute la demi-heure qu’a duré ma contemplation dans la grotte de la Vierge Noire. Après avoir prié à genoux ils m’ont raccompagné jusqu’au parking, ma voiture étant à côté de la leur. Si à ce moment-là ils s’étaient volatilisés dans un nuage cela ne m’aurait pas paru incongru car je me demandais s’ils étaient bien réels et s’ils n’étaient pas survenus comme des hologrammes depuis des plans subtils. Mais ils ont bien repris leur route avec leur propre voiture. Je sentais cependant confusément que leur présence s’était accompagnée d’un message déposé en moi. Je ressentais comme un malaise troublant provenant de la force des farouches gardiens de ces lieux que je ne voulais pas reconnaître. Comme j’avais du mal à accepter leur indomptable énergie de défense ils voulaient me faire la démonstration par le synchronisme de cet événement qu’ils étaient bien là sans négociation possible parce qu’ils assuraient un service inconditionnel et absolu. Ils me faisaient clairement comprendre que si je voulais pénétrer ce site sans passer par la porte qu’ils m’indiquaient je risquais d’y perdre mon énergie si ce n’est plus. Je reçu cette information comme un dernier avertissement ferme parce que cela faisait plusieurs fois que je voulais pénétrer le mystère du site sans les considérer. A la visite suivante je me suis donc d’abord adressé à eux en premier et en acceptant leur fonction. Je me suis soumis à leurs conditions. Depuis ce jour-là ma communication avec l’esprit de la Vierge Noire est devenue possible. Il a fallu attendre plusieurs années jusqu’en 2009 pour comprendre complètement le rôle indispensable des farouches gardiens. Ils sont terribles et terrifiants parce que le secret qu’il garde représente un enjeu planétaire terrible et terrifiant aussi. Ils sont les gardiens de l’une des portes du Royaume secret de la Reine cosmique Isis. Ils sont comme les Templiers des mondes parallèles au notre. Une fois rendu à ses pieds la divine Reine m’a petit à petit enseigné que la caste des Vierges noires détenait un très lourd secret remontant à la genèse de l’humanité. Ces grands Etres étaient à l’origine de notre création qui ne s’était pas du tout faite comme elles l’auraient voulu selon les lois harmonieuses requises. Ayant du combattre et se cacher elles accompagnaient leurs enfants jusqu’à cette époque de fin de cycle pour pouvoir réparer ce que les évènements avaient produit c’est à dire une humanité infirme et souffrante privée de ses pouvoirs les plus importants. Ces êtres divins puissants vivent volontairement cachés et en sécurité dans des espaces souterrains de la planète. Ils se manifestent aux portes des tunnels et principalement dans ce sous-sol calcaire du sud-ouest de la France qui s’étend jusqu’aux Pyrénées. Cette région était très connue de certains initiés comme les compagnons de Jésus qui étaient venus directement s’y installer. Rocamadour comme le mont Bugarach seraient quelques unes des portes donnant accès à la Terre Creuse. Ce secret bien gardé avait attiré de grands initiés et certains personnages connus de l’histoire de France comme Blanche de Castille et son fils Saint Louis. Je développerai ensuite plus longuement mes découvertes sur les Vierges Noires en particulier ma dernière rencontre de l’automne 2009.

    Le merveilleux site dit de La Madeleine, en Périgord.
    Je vous amène 40 km plus à l’ouest sur la vallée de La Vézère appelée aussi vallée de l’Homme, car beaucoup de découvertes concernant la préhistoire y ont été faites. Les ossements les plus anciens sont datés de 30.000 ans avant notre ère. Elle est très connue pour les grottes de Lascaux et toutes les autres de l’époque magdalénienne et néanderthalienne. Tout le long de la vallée le relief a été érodé par les crues des diverses fontes glacières provoquant de grands sillons horizontaux à flan de falaise. Ces sillons permettaient à ceux qui voulaient s’y réfugier d’établir des pont-levis et de prolonger la courbure de la roche par des murets pour constituer des abris protecteurs regroupés en petits villages fortifiés à flan de falaise. Il y a un site bien conservé présentant une chapelle très mystérieuse car elle a la particularité d’être quasiment vide de tout signe religieux et qu’elle est surmontée d’un château en ruines. C’est le site dit de La Madeleine. Un dépôt important semble y avoir été fait pour y être à l’abri pendant un certain temps. Ce lieu est devenu au fil des visites celui dont je suis devenu le plus amoureux. Je vais vous transmettre le texte de mes premières notes il y a une bonne dizaine d’années :
     « Une fois arrivé sur le site de la Madeleine une forte odeur de buis m’a envahi le nez. Les lieux sont recouverts par un bon hectare de cette plante dégageant un tel arôme qu’il vous saoule par forte chaleur car son essence s’en évapore. J’y suis resté seul durant quelques deux heures. J’ai improvisé un travail tel que je pourrais le faire sur d’autres lieux ou lors de réunions avec un groupe d’initiés. J’ai appelé la présence de mes guides et de ceux avec qui j’ai l’habitude de travailler. La présence de la végétation, des oiseaux, de l’eau et la richesse vibratoire du sol étaient si fortes que j’en avais presque du mal à me concentrer. L’atmosphère était bouillonnante et j’étais moi-même en ébullition intérieure. Pour décrire ce que je ressentais d’exceptionnel je dirais que c’était comme si un opéra y était mis en scène par cette nature puissante. Le soleil couchant venait comme un projecteur me doucher d’une lumière dorée bienfaisante. J’étais sur l’arête d’une falaise en forme de promontoire à 50 m au-dessus de la Vézère que je voyais couler à mes pieds et qui dessinait au loin un large single. Sous moi le site troglodyte semblait vouloir me livrer son secret. Je vibrais d’émotion et de bonheur. Cependant de très fortes résistances se manifestaient aussi. Des bruissements dans les massifs aux alentours me signalaient comme un accompagnement. J’y étais habitué et souvent cela voulait dire aussi que quelque chose d’important allait survenir. Je me sentais pousser à chercher une communication et une question surgit du fond de moi : << Marie de Magdala qui avait vécu ici qui êtes-vous ? Avez-vous un message utile pour moi ici ?>> J’attendais un instant dans le calme ne sachant aucunement si j’allais être entendu et quel type de message je pourrais recevoir. Je n’ai pas eu à attendre trop longtemps parce qu’une sorte de dialogue télépathique s’est installé : « Bonjour Mon Sieur, ne soyez pas étonné que je puisse vous appeler Mon Sieur. En effet pour moi ici vous êtes comme une autorité respectable. Vous me ramenez dans ce lieu où j’ai vécu comme femme il y a fort longtemps. Ce lieu porte mon nom mais je n’y suis plus et ce n’est pas moi qui suis importante en ce lieu ». Ce message me déstabilisait. En quoi étais-je un « Sieur » de ce lieu ? N’y avait-t-il pas une erreur ? Mais je reprenais la question et je demandais à Marie de Magdala : « Merci, mais qu’est-ce donc qui est important ici ? Mon Sieur ce que vous ressentez ici est exactement ce que vous cherchez. Votre motivation à venir ici est la même que la nôtre autrefois quand nous venions de Palestine. C’est à vous aujourd’hui de connaître à l’intérieur de vous pourquoi vous êtes venu ici. Vous le dire ne vous rendrait pas grand service » Je ressentis que le mystère de ces réponses ne faisait qu’augmenter. Je me calmais, me concentrais et ressentis comme un vent très léger. Derrière moi une vague présence continuait vers la gauche avec des bruissements d’herbes et de branches comme si des animaux invisibles m’observaient. Un léger frisson me parcourut. J’étais loin d’être seul. Un instant, j’ai eu comme l’envie de fuir. Je me suis alors enveloppé dans une cape de sérénité et de confiance qui m’était comme jetée et je me suis réfugié encore plus loin en moi. L’initiative fut très efficace et je retrouvais tout mon calme et ma confiance. Je ressentais une énergie très forte et inhabituelle qui s’approchait. Ma peur apprivoisée, je découvrais que cette énergie était rare, douce, amoureuse, puissante, bienveillante, mais aussi d’une noblesse extrêmement raffinée et en même temps d’une volonté et d’une fermeté intenses. J’étais captivé. Je l’ai laissée me pénétrer et m’envahir complètement. Je questionnais à nouveau Marie de Magdala : « Ma Dame pouvez-vous m’aider en cet instant ? » - « Non, Mon Sieur, vous seul, je vous l’ai dit, vous seul ». Je me retournais vers mes guides « Et vous guides et maîtres, que dois-je faire ?» La réponse revint aussitôt et sans équivoque : « Oui toi tout seul. » Ces réponses me déconcertaient et je replongeais dans la profondeur de mon être. Quand une voix précise, douce et ferme s’installa en moi : «  Oui toi tout seul mon frère. Reçois ici ce que tu es venu chercher. Reçois ce qui t’a attiré ici de même que tous nos autres frères venus de Palestine. Reçois ici mon énergie car cette énergie ici est la mienne. Je l’ai laissée en dépôt dans ce sol, dans cette végétation, dans cette roche, dans cette eau, dans cette terre, dans l’âme groupe de ces animaux ici dans ce temple naturel. Ici est un sanctuaire que j’ai choisi pour y déposer ma mémoire vivante pour cette époque. Ici j’ai déposé l’intention pure du Retour, un programme, un projet pour cette époque de fin de cycle. Je suis heureux et te remercie parce que tu es exact au rendez-vous. Je suis en toi depuis longtemps, tu le sais, de la même façon que je suis en ce lieu. Mais ta peur bien compréhensible te fait me refouler souvent et te crée bien de la souffrance. Ne te culpabilise pas, ta progression est bonne, ta souffrance est aussi ton ouvrage, ton œuvre de bâtisseur, c’est ta peine. Merci donc pour ta peine qui manifeste ton amour pour la Lumière. En venant en ce lieu tu as simplement activé et réveillé en toi ma Présence. Laisse maintenant l’accès libre. Oui, frère, j’ai vécu en ce lieu et même d’autres de ton pays et même bien avant que les disciples n’y viennent eux-mêmes. Ils sont venus ensuite accompagner mon travail, suivre mes pas, exactement comme tu le fais aujourd’hui et de la même façon, piqués par le doute aussi. Sois donc calme et sereine, reste doux en ton cœur parce que le temps de la séparation est achevé, je suis maintenant en toi et tu es en moi ». Après un silence multicolore je dis : «  Maître c’est donc Toi qui est dans l’énergie de ce lieu sacré ? » Il me répondit dans le creux de mon cœur : «  Ecoutes ceci et comprends. Je ne suis plus ton Maître mais ton frère. Quant à l’énergie ici c’est la tienne. Tu as rejoins ‘’Qui Tu Es’’. Toi et Moi ne sommes plus qu’Un. Plus personne ne peut plus nous différencier. C’est ainsi que nous l’avons voulu. » Fin de la canalisation. Tous les six mois, je m’organise pour passer à la Madeleine et c’est le seul endroit où je ressens toujours la même vibration divine, puissante et douce. C’est toujours pour moi un enchantement de rester quelques minutes à humer l’énergie de Qui je suis et Qui j’ai toujours été. C’est en ce qui me concerne l’endroit le plus agréable de tous les lieux que je connaisse, le seul lieu possible. J’avais le sentiment d’avoir fait un pas de géant dans ma quête. Après cette expérience qui a bien changé ma vie et l’a orientée vers plus d’action, je pensais avoir trouvé le cœur, le centre, la fontaine d’où partait ce rayonnement mystérieux du Périgord. Il est historiquement depuis des siècles un lieu qui attire toute l’Europe. C’est un petit département farci de mille châteaux. Depuis que je suis tout petit je trouve le Périgord enchanteur et je croyais là en avoir trouvé la raison parce que cette région possède comme une fontaine de joie qui peut aussi être source de transformation. Mais il y a encore une autre cause que je vous révèle ici dans le prochain paragraphe.

    Sur les ruines de Vésunna
    Quelques années après j’ai trouvé une autre source étonnante de Lumière parce que très ancienne et bien antérieure à notre ère. C’est la cité antique du centre de Périgueux appelée Vésunna, à l’époque Celte.Les historiens datent cette cité de l’époque gallo-romaine alors que ce n’est que la période ‘‘ récente ‘‘ de sa reconstruction. Presque par hasard en traversant un jour Périgueux j’ai découvert par télépathie l’étrange vibration des ruines de cette cité antique. Ce qu’il en reste aujourd’hui est conséquent. Des arènes dont certains pans de murs sont encore bien conservés sur une bonne hauteur, un ancien temple romain qui a évolué en église chrétienne byzantine des premiers siècles, de très luxueux thermes richement équipés et une bien mystérieuse tour d’une trentaine de mètres de hauteur et d’un diamètre d’une vingtaine. Elle a été largement fracturée sur toute sa hauteur lors de la dernière invasion germaine du peuple des Alamans. En poussant un peu mes recherches dans le musée attenant je découvrais que la réalité était un peu différente. Avant notre ère depuis des millénaires la ville de Périgueux avait correspondu au territoire d’un immense temple antique qui selon mon interprétation était dédié à Venus planète nouvellement stabilisée dans le système solaire vers les 3500 ans avant notre ère. Entièrement restauré par les Romains des inscriptions signalent clairement que cette reconstruction du début de notre ère était bien celle d’un temple antique plus ancien et bien plus gigantesque que le nouveau. D’après les reconstitutions faites par les archéologues et accessibles sur internet, il y avait bien là dans les millénaires antérieurs ce très grand temple antique avec ses dépendances. La fameuse tour fracturée de Vésunna en était le centre, ce que j’appelle la ‘‘ cheminée ‘‘ centrale. Personne aujourd’hui ne semble s’étonner qu’un temple de quelques 8 km² aussi développé que ceux trouvés à Athènes, à Rome ou à Alexandrie avec en plus une technologie hydraulique très sophistiquée puisse avoir été construit en rase campagne pour des peuplades éparses de chasseurs-cueilleurs incultes et sans civilisation développée ? Je suis très loin de la capacité de connaissance d’un agrégé d’histoire ancienne mais s’il vous plait arrêtez de vous payez ma tête ! Que pourrait donc cacher ce voile de non-dit. Ce qui me surprenait aussi dans le musée c’était que les objets extraits du sol à une très faible profondeur manifestaient qu’au début de notre ère ce site était composé de villas extrêmement riches et luxueuses avec une population gallo-romaine très cultivée qui rappelait l’élite de Rome ou des grandes capitales de l’empire. Les restes de ce luxe, bijoux, monnaies, gravures, émaux, statuts, pompes hydrauliques en bois précieux pour les thermes, ne trouvent aucune justification dans une région rustique où vivait une peuplade Gauloise. Ce mystère historique a attiré ma curiosité et j’ai décidé que lors d’une de mes visites à Périgueux je mettrais tout en œuvre pour répondre à cette question. J’allais découvrir que l’histoire de notre humanité ainsi que les races humaines antérieures constituaient un secret d’état stratégique et mondial que seuls certains grands décideurs devaient pouvoir connaître. Les temples antiques comme celui de Vésunna n’était pas du tout à l’origine un lieu de prière comme le sont nos cathédrales mais en réalité une sorte d’usine à capter l’énergie solaire et cosmique pour que les habitants terrestres restent unis avec le ciel. C’est cette séparation cosmique qui a constitué la fameuse chute dont parle d’une façon déformée la Bible. Les pauvres humains n’y sont pour rien et le péché originel encore moins ! En résumé et en utilisant une analogie je dirais simplement que le grand luxe trouvé dans le sol de Périgueux de même que la vibration particulière du Périgord proviennent de l’époque où de grands et nobles cadres supérieurs spécialisés captaient l’énergie de Vénus pour irriguer l’Europe occidentale post atlantidéenne de la même façon que nos cadres supérieurs d’EDF exploitent aujourd’hui nos centrales nucléaires. A la différence près que ces derniers font prendre un risque majeur à la planète. J’allais découvrir enfin que cet antique temple de Vésunna continuait à émettre et recevoir encore dans ses décombres quelques gouttes du flux vital.

    Message reçu des Frères des Hommes dans les ruines de Vesunna :
    J’ai pu faire ces recherches approfondies il y a 5 ans en m’organisant une fin de soirée tranquille pour parcourir la cité antique de Périgueux. J’ai canalisé le texte suivant en sentant qu’il provenait d’un groupe d’êtres très anciens et appartenant à un autre type d’humanité à la biologie très différente à la notre. C’est un peuple ayant habité la Terre mais à une époque tellement reculée qu’ils n’avaient pas des corps denses mais fluides comme des humanoïdes. Ils avaient la faculté de fusionner entre eux dans un corps commun doté d’une une âme-groupe et pouvaient être aussi des individus complètement séparés les uns des autres tout en restant reliés au groupe. Ils étaient immortels et leur vie était très confortable. Ce sont ces êtres là qui m’ont expliqué qu’ils voulaient rester proches de nous parce qu’ils nous sentaient en grand danger de rupture d’avec nos origines. Ces êtres qui disent s’appeler ‘‘ Frères des Hommes ‘‘ ont voulu rester attachés à cette ‘‘ cheminée ‘‘ de l’antique tour de Vésunna pour nous aider de leur mieux dans notre retour .Voilà ce qu’ils m’ont dit : « Cher humain incarné à cette époque nous avons observé ta marche vers nous et nous soulevons quelques instants le voile jeté un jour par des dieux sur la planète. Tu es capable maintenant de comprendre comment tout cela est arrivé. Nous-mêmes issus d’un âge bien antérieur à votre préhistoire nous nous maintenons énergétiquement là dans cet espace pour que le fil d’Ariane avec La Source ne soit pas coupé avant que vous ne sortiez du labyrinthe. Nous sommes comme des veilleurs. Nous veillons sur vous. Ressens là quelle a été notre vie terrestre ici même au quotidien dans des corps polyformes il y a des millions de vos années. Nous continuons maintenant ici à avoir la même vie heureuse unie à la Source Cosmique Intemporelle. Cette aire là qui est la nôtre existe encore ici par notre volonté comme une sentinelle d’observation maintenue dans un repli du temps. Comme tu le ressens notre vie a toujours été paradisiaque. Pour nous Dieu n’a jamais été une sorte de pensée ou une philosophie ou une expérience externe. Il est notre réalité quotidienne en tout et dans toute nature vivante. Nous sommes tous de la même famille ; la Terre est notre mère aimée. Nos pensées sont créatrices de nos réalités. Nous aimons tout de notre monde et en permanence. Les aléas de nos vies sont nos jeux et nos éclats de rires. Pour nous l’individualité que nous expérimentons aussi n’oblige pas du tout à la séparation du groupe. La mort qui vous est cruelle n’existe pas non plus pour nous car nous ne sommes pas dimensionnellement limités dans nos formes et nous bénéficions en plus d’un corps commun bien réel et vivant. Cet élément est indispensable pour nous alors que vous l’avez perdu en chemin. Prends ici du temps cette nuit pour ressentir la douce légèreté de notre atmosphère lumineuse. Nous voudrions que tu reçoives dans ta biologie, que nous savons génétiquement atrophiée, un enseignement qui sera précieux, cher Messager. Fais-le fructifier en connaissant aussi le risque d’être catalogué pour ce que tu portes et porteras. N’est-ce pas pour cela que tu es double et à demi incarné, cher Citoyen de notre cité. Oui nous te le confirmons tu as été des nôtres et tu continues d’être des nôtres. Comme nous le faisons nous-mêmes nous t’encourageons à ne jamais juger ce que nous allons te montrer de votre décadence. Nous ne voulons pas dire par là que tu ne dois pas rester critique et juste dans ton discernement. Si tu vois clairement cette nuit pourquoi et comment un filet énergétique et artificiel a été posé sur votre monde alors tu sauras enseigner comment le soulever pour chacun le moment venu. Tout a commencé il y a très longtemps quand une maladie a rongé insidieusement nos communautés sur une immense période. Ce fut la course effrénée à l’individuation. Cette nécessité de développement n’induisait pas obligatoirement au début la séparation d’avec le tout de notre corps commun. Elle ne présentait aucun risque. Entraîné dans ce grand mouvement explorateur, petit à petit, chacun a perdu par négligence le contact avec sa communauté et aussi avec l’amour du Père-Mère. Ayant épuisé sa réserve prânique, chacun a découvert la peur, le doute, la colère, la haine, le remords, la culpabilité et le manque dus à la séparation. Chacun est devenu non seulement frustré mais quasiment aveugle. Toute la nature a perdu peu à peu sa réalité lumineuse, que ce soit dedans, dessus et au dehors. Les liens multidimensionnels se sont dissous. Alors toutes nos communautés éparses ont appelé au secours. Elles étaient toutes en grand danger. Chacun a appelé un sauveur parce que la mort était survenue comme une tentative d’effacement, comme ce que vous appelleriez un formatage, une remise à zéro et un retour. Pour respecter la loi cosmique du libre arbitre des âmes nous avons organisé des espaces d’entre deux vies afin que chacun puisse réfléchir à ses intentions et réorganiser son destin. Alors certains initiés qui avaient déjà eu l’expérience de cette crise de croissance en d’autres temps et autres espaces vinrent se proposer pour rétablir la situation et sauver nos frères hurlants qui avaient perdu tout lien avec le tout. Vous diriez qu’ils s’étaient comme noyés. Ceux-là qui étaient donc très expérimentés se sont alors offerts comme autorité salvatrice et commencèrent à guider et calmer les masses en souffrance. Un calme provisoire revînt un moment et dans l’état d’urgence ces créatures salvatrices puissantes prirent alors la place même du Père-Mère qui était jusqu’alors notre Source Unique. Ces sauveurs s’y substituèrent provisoirement dans le cœur des hommes et ce jusqu’à aujourd’hui ce qui n’était pas prévu ainsi. Ils prirent la responsabilité d’administrer eux-mêmes directement la planète jusqu’à un nouvel ordre qui ne vint jamais. Ils s’octroyèrent tous les pouvoirs réservés aux créateurs de formes alors qu’ils ne savaient pas eux-mêmes insuffler la vie. Seules les Mères Divines vénusiennes venues des Pléiades en avaient la connaissance. Quelques familles comme nous eurent la sagesse et le choix de leur échapper pour aller trouver abri ailleurs et respecter la loi de l’Un. Ces nouveaux leaders autoproclamés divins étaient de nature ambitieuse. Prétextant l’urgence de la situation ils abusèrent du libre-arbitre dont ils étaient dotés. Ils rivalisèrent entre eux et se combattirent par clergé interposé. Des guerres titanesques eurent même lieu dans le système solaire et la galaxie entraînant des cataclysmes dont il reste encore des traces visibles. Sur cette planète ces dieux devenus très belliqueux par nécessité s’installèrent des temples à leur image. Des Déesses vierges et créatrices, filles de la Source, y furent même contraintes par la force à concevoir de nouvelles races corporelles inférieures et plus adaptées à la situation déséquilibrée. C’est ainsi qu’après une longue série d’expériences vous avez été enfermés vous les esprits libres dans la forme atrophiée de l’homo sapiens et de tous ses prototypes. Des animaux hybrides vos frères ont été livrés à leur sort. Telle fut votre genèse qui est actuellement tenue secrète pour que vos sauveurs autoritaires puissent continuer à conserver la situation bien en main. Quelques familles comme la nôtre s’écartèrent donc en quelques lieux protégés pour maintenir le lien avec la Source et ne pas subir la loi martiale de ceux qui représentaient dorénavant Dieu sur la terre et parlaient en son Nom. C’est de cette époque lointaine que provient notre intention ferme de veiller sur votre humanité, certes atrophiée et séquestrée, néanmoins porteuse sans le savoir des codes potentiels de la source cosmique. Nous vous avons toujours considéré comme faisant partie de notre famille génétique. Vous nous avez nommés Frères des Hommes ou Veilleurs dans l’attente de votre libération le moment venu c’est-à-dire maintenant. Comprends-tu mieux pourquoi tu es là cette nuit, Citoyen de la Cité de l’Un ? L’immense masse croissante des hommes a donc perdu tout lien individuel avec le Tout Solaire et Cosmique. Votre masse perdue sert toujours aujourd’hui d’une façon inconsciente ses maîtres antiques devenus des surveillants tyranniques car ils vous jugent dangereux de par vos capacités potentielles. Votre réveil serait ingérable pour eux. Vos textes fondateurs ont tous été adaptés pour exiger votre docilité et instituer une légitimité à vos maîtres belliqueux. Regarde dans ces rues ici comment une idolâtrie sereine et bourgeoise s’est installée pour un maître invisible. Y vois-tu la moindre petite place pour la Nature du Père-Mère cosmique ? Hormis cette ruine ici que reste-t-il de l’antique temple qui il y a fort longtemps recevait l’énergie vitale des Mères vénusiennes ? Regarde plus loin les enseignes sur les boutiques, autant de chapelles dédiées aux dieux du commerce mondial. Certes oui la gouvernance d’une si grande masse inconsciente privée d’un corps commun et de son lien avec la Source était un défi monumental voué à l’échec. Comme dans un parc électromagnétique géant la planète entière a été quadrillée pour capter et canaliser l’énergie qui provenait du flot de la pensée des hommes. C’est ce flux de pensées et d’émotions provoqué chez les nouveaux hommes formatés qui a fourni jusqu’à aujourd’hui encore la force énergétique et la puissance de vos seigneurs ancestraux qui se sont séparés par fierté de l’énergie de la Source Centrale. Parcours ici avec nous les quartiers de cette ville moderne et comprends quelle en est la structure psychique cachée comme un générateur de survie artificielle se substituant à l’amour naturel du Père-Mère tel que nous le connaissons nous dans notre espace. Energétiquement coupé du cosmos comme de sa terre cristalline intérieure, votre monde s’auto-génère par sa seule activité mentale stimulée. La souffrance générée quotidiennement devient votre énergie de réaction. Toute votre autonomie procède de cette exigence permanente : produire une énergie émotionnelle alimentant un égrégore planétaire structuré. Ce sont là les mailles d’un filet autant protecteur que carcéral. L’ensemble des croyances et enseignements conçus par vos gérants terrestres sont comme des graines de pensées semées dans vos cerveaux pour entretenir des cultures et des réactions chimiques qui vous enchainent et alimentent l’antique réseau de cet invisible filet psychique de contrôle. Toute visite de la grande famille cosmique n’est donc pas la bienvenue dans votre monde autogéré. Elle provoquerait le déséquilibre brutal de ce système artificiel. C’est comme si elle dépolariserait l’ensemble du flux de vos pensées. Toi et nous incluant tous les travailleurs incarnés de la Lumière sommes heureusement incompatibles avec ce flux artificiel de contrôle. Comprends-tu la protection dont tu bénéficies dans ton service grâce à ton dédoublement naturel qui te permet de passer indemne entre les mailles du filet artificiel des pensées polarisées ? Tu le sais un autre nouveau réseau alternatif électromagnétique vient d’être installé par le collectif appelé KRYON. Tu y as activement participé. Pourquoi donc hésiterais-tu encore à réveiller tous ceux qui veulent retrouver leur état originel. Dis leurs que c’est eux-mêmes qui détiennent la clef d’ouverture de leur cadenas. Ils ne savent pas qu’ils en portent génétiquement le code dans leur ADN et que la soumission aveugle et volontaire aux autorités gérantes est leur seule attache là où l’anneau blesse tu connais bien cet amusant jeu de mots. Sois comme un passeur de marécage entraînant derrière lui la longue file de ceux qui n’ont pas encore cette connaissance. Il n’y a que celui qui a expérimenté le chemin de sortie du labyrinthe qui peut servir de guide. Considère-toi comme cela. Partage donc ton expérience qui servira de panneau indicateur. Comme tous tes compagnons-ouvriers de la Lumière comprenez que vous êtes les phares dans cette nuit et la tempête qui survient avec la fin des cycles. Ainsi le processus général d’individuation commencé il y a fort longtemps pourra aller jusqu’à son terme. En fin de cycle les fragments bonifiés retrouveront leur ensemble car le gérant originel archaïque et autoproclamé commence d’ores et déjà à restituer son pouvoir. Voilà ce que nous avions à te dire cher Citoyen de la Cité de l’Un, notre Ambassadeur. Merci d’être venu jusqu’à nous et d’avoir répondu à notre appel. »  Fin de la canalisation.

    Voilà ce que j’écrivais il y a quelques années sur mon ordinateur en rentrant de ce contact extraordinaire dans le calme d’une nuit passée au cœur de la ville antique de Périgueux.

    Les ressources naturelles du Guide intérieur ou la reconnaissance de Gérard
    Mes dernières années de carrière furent consacrées à la distribution d’accessoires médicaux. L’être intérieur se manifestait sporadiquement sans que je sois convaincu de sa réelle présence. Il s’est ensuite manifesté constamment et je n’ai pas hésité à faire appel à lui comme ressource permanente que ce soit dans mes problèmes professionnels comme existentiels. Je ne décris pas cela pour me flatter mais pour encourager les lecteurs hésitants à utiliser cette ressource naturelle, gratuite et efficace que malheureusement certains psys rétrogrades considèrent dogmatiquement comme une maladie mentale issue d’un dangereux dédoublement. Tout le monde recherche instinctivement par éducation une guidance extérieure à travers des proches, des collègues, des conseillers et autres gourous. Par ignorance nous n’envisageons que trop rarement une connexion possible avec nous-mêmes. Nous sommes convaincus de notre impuissance et de notre nature imparfaite exigeant un redressement. Si notre sensibilité manifeste notre merveilleuse nature divine et ses pouvoirs exceptionnels nous en sommes comme ébranlés parce que ce n’est pas sensé être la norme sociétale. Etre naturellement divin nous parait suspect et nous classe parmi les êtres dits ‘‘ spéciaux ‘‘ .  Tout en gardant mon libre arbitre je me suis associé avec ce maître embarqué sans que celui-ci ne m’impose quoi que ce soit. Il est devenu comme un re-père et ma bonne étoile. Il m’a expliqué qu’il n’avait pas les mêmes contraintes limitatives que moi compte tenu de la dimension spatio-temporelle où il se tenait. Sa clairvoyance était bien supérieure à tout ce que mon intellect et mon raisonnement pouvaient produire. En contre partie il ne pouvait pas effectuer les mêmes actions matérielles que moi ni ne possédait le même savoir faire. Je sentais que nous pouvions faire une équipe redoutable d’efficacité. L’aspect humoristique de cette liaison a été par la suite nos longues discutions que je voulais muettes pour ne pas inquiéter mon épouse ou mes voisins. Nous avons décidé de nous appeler Jacques-Gérard. Moi j’étais Jacques et lui c’était Gérard le deuxiéme prénom indiqué sur ma carte d’identité en mémoire du frère mort-né arrivé sur terre neuf mois avant moi. Il m’a appris que nous avions fait autrefois un pacte pour rendre cette vie-ci plus attrayante et la dédier au service du grand rendez-vous de l’humanité avec son Retour. En même temps que je faisais comme un écureuil des tours de France pour promouvoir mes appareils médicaux je m’adonnais à ma passion qui se résume à la traduction des messages subliminaux que contient le très riche sous-sol de notre pays. Ce guide intérieur a été le maître d’œuvre d’un autre miracle car il m’a rendu excellent dans ces deux missions qui auraient du logiquement être incompatibles de part une concurrence inévitable du temps attribué à chacune. J’ai ainsi connu jusqu’à la fin de ma carrière une chance insolente dans la totale réussite de ces deux défis. Pour prendre une image je dirais que les résultats arrivaient sur moi comme des feuilles de platane en Novembre. Cette étrangeté m’inquiétait beaucoup car je me demandais si ce talisman n’allait pas être découvert par mes collègues. Heureusement personne y compris ma direction ne me demanda quelle était ma méthode. Je voyais bien cependant que personne ne me considérait comme normal et je devais faire face à un entourage qui me renvoyait des regards fait d’amusement mêlé à de la méfiance. Pour illustrer cela je citerais les premières phrases d’une chanson de Pierre Vassiliu des années 80 qui disaient : << Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ? Complètement toqué, ce mec-là, complètement gaga ? >> Non seulement cette présence illuminée en moi me guidait vers les lieux adéquats mais en plus il m’enseignait une méthode pour que je devienne commercialement plus performant. Comme les journées n’ont toujours fait que de 24 h et que le temps consacré à mes études et à mon travail ne dépassaient jamais 12 h je répartissais équitablement mon temps entre ces deux activités. Cette répartition n’était pas sans m’inquiéter parce que la logique rationnelle aurait voulu qu’un temps insuffisant passé auprès de la clientèle dût se sanctionner par un échec commercial. Non seulement c’était une crainte mais c’était devenu une angoisse tellement ma rationalité me faisait craindre cet échec. J’avais donc bien du mal à choisir entre l’une ou l’autre des deux activités car je n’avais pas le courage d’abandonner ni l’une ni l’autre. L’une faisait l’objet d’un contrat professionnel rémunérateur engageant ma carrière, l’autre était une passion atavique. Cet inconfortable embarras n’a duré que quelques années. Il m’obligea ensuite à clarifier et officialiser ma relation avec cette partie de moi que je cachais comme si elle avait été une maîtresse. A partir de ce choix irrévocable de reconnaissance la guidance du maître intérieur nommé Gérard me fit gagner beaucoup de temps. Il me conseillait dans mon emploi du temps et je réduisais les visites en clientèle à ce qui était le plus important et le plus productif en chiffre d’affaires. Avec l’expérience j’ai utilisé cette ressource intérieure comme si un collègue avait fait à ma place un travail anticipé de démarchage. Il ne me restait plus qu’à finaliser. Il me fallu quelques années pour m’habituer à ce statut pour le moins extraordinaire. Pour ceux qui voudraient essayer la méthode je vais tenter de la décrire dans ses grandes lignes. L’attitude intérieure mentale de base est celle de lâcher prise et de se laisser dicter au quotidien par l’intuition son programme hebdomadaire. Il permet de prendre les rendez-vous les plus importants. Ayant tout le territoire national il était impensable que je puisse tout faire. J’établissais donc ce qui était le cœur de ma réussite la sélection des affaires prioritaires productrices de résultats. Je ne me souviens pas que mon intuition n’ait jamais été mauvaise. La seule difficulté que j’ai eue dès que les résultats importants sont tombés est que j’ai dû vivre cette double vie dans le silence ne pouvant m’ouvrir de ce miracle à personne. Les rares fois où je l’ai fait je suis passé pour quelqu’un de dérangé. Dans les dix dernières années de ma carrière j’ai maîtrisé le processus parce que j’ai éliminé toute appréhension. Ma relation avec Gérard était bien établie, les rôles de chacun étaient bien définis et se réalisaient au maximum des possibilités dans mes deux activités. Pour donner un exemple concret au lecteur voici deux expériences commerciales qui illustrent bien les mécanismes de ma démarche. Voici le premier exemple. J’étais en recherche de pénétration dans la campagne de dépistage des cancers à partir des années 2000. Le succès incroyable que j’ai eu en devenant leader national dans ma branche a démarré par une intuition de mon guide. Elle consistait à contacter le cadre du ministère qui guidait la cellule d’observation des dépistages. C’était une femme qui n’était pas connue et ne recevait aucun contact de fournisseur puisque ses dossiers n’étaient encore qu’au stade de projet. Déçue que je ne veuille pas lui révéler par qui j’étais informé de sa mission elle s’est montrée cependant tout à fait favorable à ce que je m’intéresse à son travail alors qu’elle s’ennuyait un peu dans sa fonction. J’ai eu ensuite l’occasion de l’aider et en retour elle a fait de même à mon égard. Elle m’a donné les documents publics dont j’avais besoin et qui expliquaient comment l’Etat payait cette campagne en subventionnant les Conseils Généraux. Elle m’a communiqué l’indispensable liste de ses correspondants régionaux. L’essentiel de mon temps était de les contacter tout en me recommandant de cette personne et aussi du ministre que j’avais connu autrefois à Toulouse chez les bons Pères c'est-à-dire Philippe Douste Blazy. Voici maintenant le second exemple qui illustre de même les causes d’un échec quand l’avis du guide intérieur n’est pas considéré. C’est ce qui m’est arrivé dans les deux dernières années de ma carrière alors que mon entreprise avait été rachetée par de grands chevaliers d’industrie issus des multinationales. Méprisants profondément les intuitions du cadre de soixante ans que j’étais ceux-ci m’imposèrent la promotion d’articles complètement inadaptés au marché et dans une éthique purement mercantile sans respect de l’évolution technologique. Je me suis exécuté dans la forme mais mon guide intérieur m’a indiqué combien ce projet était voué à un échec retentissant. Bien qu’ayant été l’objet d’un effort coûteux dans le cadre d’une campagne intensive impliquant beaucoup de mes collègues le résultat de cette opération commerciale nationale fut spectaculairement nul. Mes avertissements répétés et mêmes écrits à ma nouvelle direction n’eurent aucun effet. Non seulement j’avais vécu les deux extrêmes de la réussite et de l’échec mais j’avais compris pourquoi il en avait été ainsi. Un homme averti en vaut deux et cet échec cuisant ne fut jamais le lien.

     


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